Maroc : Plaidoyer pour mobiliser le secteur privé

4 300 milliards de dollars. C’est le déficit annuel de financement des Objectifs de développement durable. Face à ce besoin colossal, les ressources publiques ne suffisent plus. Le Maroc et le PNUD veulent mobiliser davantage l’investissement privé, avec l’Afrique comme terrain prioritaire.

A New York, le ministre des Affaires Étrangères du Maroc, Nasser Bourita a plaidé pour de nouveaux partenariats capables d’associer ressources publiques, capitaux privés, innovation et expertise. L’objectif affiché par le Royaume : faire du secteur privé un véritable moteur du financement du développement. Et pour convaincre, le Maroc met en avant sa propre expérience.

L’expérience du Royaume du Maroc, montre que les partenariats publics-privés peuvent constituer un véritable levier de transformation économique et de développement.

C’est cette expérience que la Maroc entend continuer à partager et à mettre au service de ses partenaires dans une coopération Sud-Sud ou triangulaire basée sur la solidarité et le développement et les partenariats mutuellement bénéfiques.

NASSER BOURITA, Ministre des Affaires étrangères – Maroc

Le Maroc ambitionne de porter la contribution du secteur privé à près des deux tiers de l’investissement national d’ici 2035.

Une approche que Rabat souhaite également promouvoir à l’échelle africaine, où les besoins de financement des infrastructures sont estimés entre 181 et 221 milliards de dollars par an jusqu’en 2030.
Un constat partagé par plusieurs pays africains présents à New York, qui cherchent eux aussi à diversifier leurs sources de financement.

C’est une initiative très importante et je pense que nous sommes à un moment où nous pouvons repenser notre approche et recentrer notre attention sur la manière de mettre en place des mécanismes de financement viables pour soutenir nos objectifs et nos ambitions de développement.
La Gambie participe à cette initiative très importante et nous avons également mis en place d’autres moyens de financement durable pour accompagner notre développement.

Sering Modou Njie, Ministre des Affaires Étrangères – Gambie

“La promotion des PPP exige, que dans tous les Etats, on puisse avoir un cadre institutionnel permettant en fait de donner de la prévisibilité et de la crédibilité aux projets qui sont portés par les différents Etats. Et également autour de ces PPP, c’est de pouvoir mobiliser tout ce qui peut porter sur des financements mixtes, qui peuvent aider à promouvoir ces projets, compte tenu de l’étroitesse des marges budgétaires des différents Etats.

Souleymane Diarrassouba, Ministre du Plan et du Développement – Côte d’Ivoire

Mais au-delà des financements, le défi reste celui de la transformation des projets africains en investissements concrets.

À New York, États, institutions internationales et investisseurs privés tentent donc de rapprocher leurs approches avec un objectif : transformer les besoins de développement du continent en projets capables d’attirer durablement les capitaux.

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