Maurice : l’exécutif anticipe un taux d’inflation de 6 %

 Face aux tensions au Moyen-Orient, le Premier ministre Navin Ramgoolam a alerté le 16 mars 2026 sur un risque d’inflation à Maurice. Le taux, estimé à 4 %, pourrait grimper jusqu’à 6 % en raison de la hausse des prix du pétrole et des matières premières. En tant qu’économie ouverte et importatrice nette, Maurice est particulièrement exposée à cet impact négatif. Les trois vecteurs principaux sont l’augmentation des coûts des importations (carburants, aliments) et des frais de fret/assurance. Le secteur du tourisme et de l’investissement étranger est également menacé par l’incertitude mondiale. Pour y² faire face, le gouvernement a mis en place une réponse proactive et coordonnée. Deux structures clés ont été créées : un Comité de Coordination Macroéconomique et un Comité de Haut Niveau de Suivi, pour l’analyse des scénarios et l’évaluation en temps réel des impacts économiques.

Le gouvernement mauricien sonne l’alarme face aux répercussions potentielles des conflits au Moyen-Orient sur l’économie nationale. Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, a révélé ce 16 mars 2026 que le taux d’inflation, actuellement estimé à 4 %, pourrait grimper jusqu’à 6 % en fonction de l’évolution des prix mondiaux du pétrole et des autres produits de base. Le Premier ministre a reconnu que, compte tenu de son statut « d’économie ouverte et importatrice nette d’énergie et de produits alimentaires », Maurice est fortement exposée à un impact économique négatif dû aux tensions internationales. Navin Ramgoolam a détaillé les trois principaux vecteurs par lesquels le conflit pourrait nuire à l’économie mauricienne. 

Dans cette économie ouverte et importatrice nette d’énergie et de produits alimentaires, Maurice est exposée aux conséquences néfastes du conflit principalement à travers une augmentation de sa facture d’importations de carburants et de produits alimentaires. Ce qui accroîtrait le coût des importations et exercerait une pression à la hausse sur l’inflation et le coût de la  vie.  

Navin Ramgoolam, Premier ministre – Maurice

Le chef du gouvernement a souligné que l’augmentation des coûts de fret et d’assurance alourdit le prix des marchandises, exerçant ainsi une forte pression sur les prix intérieurs. Il a également mis en garde contre les répercussions sur l’investissement étranger et le secteur du tourisme. 

Deuxièmement, la hausse des coûts de fret et d’assurance de nos importations augmente le coût des marchandises et accentue encore les pressions sur les prix intérieurs. Troisièmement, les effets directs sur les investissements étrangers et sur le secteur du tourisme, notamment si l’incertitude mondiale pèse sur le moral des investisseurs et la demande de voyages internationaux.

Navin Ramgoolam, Premier ministre – Maurice

Face au risque accru d’inflation lié aux conflits au Moyen-Orient, le gouvernement mauricien a adopté une réponse coordonnée. L’exécutif a mis en place un  Comité de coordination macroéconomique chargé d’analyser les différents scénarios économiques. Un Comité de Haut Niveau de Suivi, incluant le secteur privé, a également été créé pour évaluer en temps réel les impacts. L’objectif est de proposer rapidement des mesures adaptées afin de limiter les répercussions sur l’économie nationale. 

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