Le gouverneur de la Banque de Namibie, Ebson Uanguta, a mis en garde contre une forte aggravation de la dette publique du pays. Selon lui, celle-ci pourrait atteindre 70 % du produit intérieur brut (PIB) d’ici la fin de l’exercice budgétaire en cours si des réformes substantielles des dépenses ne sont pas rapidement engagées.
La Namibie fait face à une pression budgétaire croissante. Le 8 juin, le gouverneur de la Banque de Namibie, Ebson Uanguta, a alerté sur le risque de voir la dette publique atteindre 70 % du PIB d’ici la fin de l’exercice budgétaire, faute de réformes sur les dépenses publiques. Actuellement, la dette a déjà atteint un seuil critique de 67,8 % du PIB pour s’établir à 10,5 milliards USD. Ce passif est majoritairement composé de dette domestique de 78 %, le reste provenant de sources extérieures.
Notre dette est en réalité autour du seuil de référence de 60 % du PIB. Elle dépasse désormais 65 %. Donc, si nous ne ralentissons pas notre endettement d’ici la fin de l’année, elle pourrait atteindre environ 70 %. C’est pourquoi nous parlons de cette réforme.
Ebson Uanguta, Gouverneur de la Banque centrale – Namibie
Sans ajustements structurels, cette trajectoire pourrait installer durablement la dette au-dessus du seuil des 70 % du PIB, transformant un équilibre encore fragile en risque macroéconomique plus large. Face à cette situation, le gouverneur de la Banque de Namibie insiste sur la nécessité de réformes concrètes, y compris la révision de certaines dépenses déjà validées mais qui doivent, selon lui, être réexaminées.
Et lorsque nous parlons de réforme, certaines dépenses, même si elles ont été approuvées dans un budget, doivent être réexaminées. Le revenu total est resté globalement stable au cours de la période, affecté par une forte volatilité des recettes liées aux ressources naturelles.
Ebson Uanguta, Gouverneur de la Banque centrale – Namibie
En 2025, la dette publique atteint environ 70,2 % du PIB, tandis que le service de la dette mobilise entre 15 et 18 % du budget de l’État, essentiellement au titre des intérêts. Malgré ces pressions, la gestion budgétaire de la Namibie reste considérée comme relativement prudente par les institutions internationales, notamment en raison de la diminution de son exposition au FMI et du remboursement progressif de ses obligations sur les marchés internationaux.



