Niger – Attaque contre une base aérienne : Abdourahamane Tiani condamne les sponsors des mercenaires

Dans la nuit du 28 au 29 janvier, la base aérienne 101 de Niamey, située à proximité de l’aéroport international Diori Hamani, a été la cible d’une attaque armée d’envergure. Selon le ministère nigérien de la Défense, l’assaut a été rapidement repoussé par les forces de défense et de sécurité, après plusieurs minutes d’échanges de tirs. Le bilan officiel fait état de vingt assaillants neutralisés, plusieurs interpellations, et quatre militaires blessés. Lors de leur fuite, les assaillants ont ouvert le feu sur des aéronefs civils stationnés sur le tarmac. Un avion de la compagnie Air Côte d’Ivoire a été touché, sans faire de victimes parmi les passagers ou l’équipage.

“la base aérienne ou l’aéroport international Diori Hamani, de façon plus large  a fait l’objet d’une tentative d’infiltration par des mercenaires, des mercenaires téléguidés. C’est l’occasion pour nous de venir prendre contact avec l’ensemble des forces de défense et de sécurité ainsi que nos partenaires russes pour leur prompte réaction.”

Abdourahamane TIANI, Président de la RépubliqueNiger

Au-delà des faits militaires, cette attaque prend une dimension politique majeure. Dès le lendemain, le président nigérien, le général Abdourahamane Tiani, s’est rendu sur les lieux. Il a salué la réaction des forces de défense, tout en lançant un avertissement direct aux “sponsors présumés” de l’attaque. Dans un discours particulièrement offensif, le chef de l’État nigérien a accusé nommément certains dirigeants étrangers d’être impliqués, sans toutefois présenter de preuves publiques. Cette sortie politique intervient dans un contexte sécuritaire extrêmement tendu.

“Nous rappelons aux sponsors de ces mercenaires, nous les avons suffisamment écoutés aboyer, qu’ils s’apprêtent eux aussi à leur tour à nous écouter rugir.”

Abdourahamane TIANI, Président de la RépubliqueNiger

Le Niger, comme plusieurs pays du Sahel, fait face à une pression constante de groupes armés, tandis que la transition militaire en cours a profondément redéfini ses alliances stratégiques. À ce stade, aucune revendication n’a été formulée par un groupe armé. Une absence qui alimente les interrogations sur l’identité réelle des assaillants et leurs motivations.

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