Face à la persistance du conflit dans l’est de la République démocratique du Congo, Kinshasa cherche à renforcer ses soutiens diplomatiques. Le 30 octobre 2026, au Kremlin, Félix Tshisekedi a sollicité l’appui de Vladimir Poutine pour obtenir l’application de la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU et favoriser le retrait des forces rwandaises. Cette démarche intervient quelques jours après l’annonce de nouvelles sanctions américaines contre le ministère rwandais de la Défense et une institution financière accusée de soutenir le M23.
Face à la persistance des combats dans l’est de la République démocratique du Congo, le pays cherche à renforcer ses soutiens internationaux. Le 30 octobre 2026, à Moscou, le président Félix Tshisekedi a sollicité auprès de son homologue russe Vladimir Poutine un accompagnement dans la recherche de la paix avec le Rwanda. Il souhaite notamment obtenir le soutien de la Russie à l’application de la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui exige entre autres le retrait des forces rwandaises du territoire congolais et la cessation du soutien au M23.
Ça fait près d’une trentaine d’années que la RD Congo vit les affres de la guerre à l’Est du pays et voulons absolument que la Russie qui est un membre des P5 puisse nous accompagner dans la recherche de la paix. Il y a des processus qui ont été entamés tel que celui de Washington et Doha mais malheureusement la concrétisation n’est pas encore au rendez-vous. Il y une résolution qui a été prise, la 2773 mais qui aujourd’hui demeure toujours inappliquée
Felix Tshisekedi, Président de la République – RD Congo
Parallèlement, plusieurs initiatives ont été engagées pour mettre fin aux affrontements. La médiation de Luanda, conduite par l’Angola sous l’égide de l’Union africaine, les processus de Nairobi portés par la Communauté d’Afrique de l’Est et les initiatives de la SADC ont notamment tenté d’obtenir un cessez-le-feu. En 2025, les efforts se sont poursuivis à travers la médiation américaine, qui a abouti à un accord de paix entre Kinshasa et Kigali, ainsi que les négociations de Doha, sous l’égide du Qatar, entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23. L’Union africaine a également confié une nouvelle médiation au président togolais Faure Gnassingbé. À ces démarches s’ajoute la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU, adoptée en février 2025, qui exige notamment le retrait des forces rwandaises et la cessation des hostilités. Malgré ces engagements, les combats se poursuivent dans l’est du pays.
De manière générale, nous souhaitons renforcer nos liens d’amitié avec les États africains, notamment avec la République démocratique du Congo. Nous sommes ouverts à une coopération fondée sur l’égalité, le respect mutuel et la prise en compte des intérêts de chacun. e le répète, cette rencontre est une bonne occasion d’examiner l’état et les perspectives de la coopération russo-congolaise, ainsi que les questions d’intérêt commun liées aux enjeux régionaux et internationaux
Vladimir Poutine, Président de la République – Russie
Cette démarche intervient alors que les pressions s’accentuent sur le Rwanda. Le 28 octobre 2026, Washington a sanctionné le ministère rwandais de la Défense et l’institution financière Zigama Credit and Savings Society, accusés de soutenir le M23. De son côté, Vladimir Poutine a exprimé la volonté de renforcer la coopération avec Kinshasa dans les domaines sécuritaire et diplomatique. Trois accords bilatéraux ont également été signés dans l’éducation, la santé et la coopération intergouvernementale, sans annonce d’un engagement concret de Moscou dans le processus de paix.



