RD Congo : le gouvernement présente de nouvelles preuves accusant le Rwanda de soutien au M23

Dans l’est de la République démocratique du Congo, la situation sécuritaire reste fragile. Depuis plusieurs années, les provinces du Nord‑Kivu et du Sud‑Kivu sont le théâtre de violences répétées entre l’armée congolaise et divers groupes armés, dont le M23.Ce samedi 3 janvier 2026 à Kinshasa, les Forces armées de la République démocratique du Congo ont présenté à la presse nationale et internationale sept militaires rwandais et huit civils capturés lors d’opérations dans l’est du pays. La République démocratique du Congo affirme que ces arrestations constituent de nouvelles preuves d’une agression extérieure, en lien avec le mouvement rebelle M23, qui sévit dans les provinces du Nord‑Kivu et du Sud‑Kivu depuis la reprise des hostilités en novembre 2021. 

Ce samedi 3 janvier à Kinshasa, les Forces armées de la République démocratique du Congo ont présenté à la presse nationale et internationale sept militaires rwandais et huit civils capturés lors d’opérations dans les provinces du Nord ‎Kivu et du Sud ‎Kivu. Selon les autorités congolaises, ces arrestations constituent de nouvelles preuves de l’agression dont la RDC serait l’objet, en lien avec le mouvement rebelle M23. Le conflit dans l’est du pays, a déjà provoqué le déplacement de plus de 1,2 million de personnes, et les affrontements récents ont entraîné 74 civils tués et plus de 80 blessés selon l’ONU. La République démocratique du Congo affirme que la maîtrise de ses frontières et la sécurisation des populations restent une priorité absolue, tandis que le M23 continue de représenter une menace majeure pour la stabilité régionale.

La RDC a toujours affirmé avec des preuves qu’elle est agressée par le Rwanda. Aujourd’hui, les FARDC vous ont invité pour vous présenter sept militaires rwandais et huit civils ressortissants des pays de la sous-région, capturés pendant les opérations militaires au nord et au sud du Kivu.

Mak Hazukay Mongba, Commandant‑adjoint Commandement et Information, FARDC

Derrière ces événements se dessinent des enjeux régionaux complexes. Le gouvernement congolais accuse l’armée rwandaise d’interventions directes ou indirectes, ce qui, selon la République démocratique du Congo, constitue une violation de la souveraineté nationale et compromet les récents efforts de paix. Ces tensions s’inscrivent dans un contexte où le M23 avait déjà capturé Goma en janvier 2025, provoquant un exode massif de civils. Malgré les accords de cessez‑le-feu et les initiatives de paix, les combats se poursuivent et la présentation de ces prisonniers s’inscrit dans une stratégie d’information visant à documenter et dénoncer les interventions extérieures. Le Rwanda de son côté a rejeté ces allégations, les qualifiant de « mise en scène », illustrant ainsi la dimension politique et médiatique qui accompagne le conflit sur le terrain.

En dépit de la résolution 27-73 du Conseil de sécurité des Nations Unies et de la signature de l’accord de Washington le 4 décembre 2025, le Rwanda maintient jusqu’aujourd’hui son armée sur le territoire congolais.

Mak Hazukay Mongba, Commandant‑adjoint Commandement et Information, FARDC

 Malgré les appels répétés au cessez‑le‑feu et aux négociations régionales, les violences dans l’est de la RDC continuent de fragiliser la vie des populations locales. Les combats entre l’armée congolaise et les groupes rebelles entraînent des déplacements massifs, compliquent l’accès à l’aide humanitaire et mettent en lumière les difficultés sécuritaires dans cette région. La République démocratique du Congo affirme sa détermination à défendre la souveraineté nationale et à protéger ses citoyens, tandis que les acteurs régionaux et internationaux suivent de près les évolutions sur le terrain.

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