Rwanda – conflit à l’est de la RD Congo : de nouvelles sanctions contre des miniers 

Alors que les efforts diplomatiques se multiplient pour ramener la paix dans l’est de la République démocratique du Congo, le Rwanda affirme soutenir les différents processus engagés sous la médiation des États-Unis, du Qatar et de l’Union africaine. Kigali estime que les accords de Washington constituent une avancée, tout en dénonçant les sanctions prises à son encontre. 

Après plusieurs années de tensions et de combats dans l’est de la République démocratique du Congo, les initiatives diplomatiques se poursuivent pour tenter de ramener une paix durable dans la région. Les processus de Luanda, Nairobi, Doha et plus récemment l’accord de Washington constituent désormais les principaux cadres de négociation. Les autorités rwandaises disent soutenir ces efforts, qu’elles considèrent comme la meilleure voie pour résoudre durablement la crise. 

“Nous accordons une pleine confiance à ce mécanisme africain. Pour capitaliser sur les progrès diplomatiques réalisés en 2025, il est primordial que l’Union africaine s’implique dans l’exécution de l’accord conclu. Les accords de Washington et de Doha, étant d’ores et déjà entérinés et signés, sont désormais irréversibles. Notre priorité actuelle est d’amorcer la phase opérationnelle, un processus au sein duquel l’UA devra assumer une responsabilité prépondérante.”

Olivier NDUHUNGIREHE, Ministre des affaires étrangèresRwanda

Les autorités américaines ont annoncé cette semaine de nouvelles sanctions visant plusieurs acteurs du secteur minier rwandais, qu’elles accusent de contribuer au financement du conflit dans l’est de la République démocratique du Congo. Les autorités rwandaises n’ont pas encore réagi à ces nouvelles mesures mais elles ont toutefois, à plusieurs reprises, estimé que les sanctions ne constituaient pas une solution durable aux défis sécuritaires de la région. 

“Concernant les sanctions, la question de leur légitimité doit être posée en priorité, une réflexion qui dépasse le cadre du Rwanda pour s’appliquer à d’autres contextes. Il arrive que ces mesures soient dirigées contre la partie la moins généreuse au bénéfice de celle qui offre davantage. En effet, la perspective de gains supérieurs dans une région donnée peut conduire à favoriser cet acteur, même s’il porte la responsabilité des torts.”

Paul KAGAME, Président de la RépubliqueRwanda

Malgré les avancées diplomatiques enregistrées ces derniers mois, les défis restent nombreux sur le terrain. Le Comité mixte de surveillance a réaffirmé son soutien à la mise en œuvre de l’accord de Washington ainsi qu’aux discussions de Doha, considérées comme complémentaires dans la recherche d’une paix durable dans l’est de la RDC.

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