L’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (UNACOIS), l’Association des commerçants et industriels du Sénégal (ACIS) et le Collectif des entreprises et acteurs du transport et de la logistique du commerce sénégalais (CEATLCS) alertent sur les menaces pesant sur la compétitivité des entreprises sénégalaises, dénonçant la concurrence déloyale, la domination de groupes étrangers et l’importation de produits sous-facturés et subventionnés. Elles réclament des mesures de protection et une autorité indépendante de régulation de la concurrence dotée d’un pouvoir de sanction.
Face aux pressions qui fragilisent le tissu économique national, L’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (UNACOIS), l’Association des commerçants et industriels du Sénégal (ACIS) et le Collectif des entreprises et acteurs du transport et de la logistique du commerce sénégalais (CEATLCS) dénoncent la concurrence déloyale, la domination de groupes étrangers et l’importation de produits sous-facturés et subventionnés. Alors que la dette intérieure de l’État envers le secteur privé dépasse 300 milliards de F CFA en 2026, elles réclament des mesures de protection des PME et la création d’une autorité indépendante de régulation de la concurrence dotée d’un pouvoir de sanction.
“ Chaque entreprise qui ferme sacrifie 10 à 50 emplois directs. Paradoxalement, les prix continuent d’augmenter pour le consommateur final, avec un effet de monopole qui s’installe de jour en jour.”
Ousmane Sy Ndiaye, Directeur exécutif de l’Unacois – Sénégal
Les trois organisations dénoncent les surcoûts portuaires liés aux frais élevés, aux délais de traitement des conteneurs et au manque de transparence tarifaire. Les coûts logistiques et parafiscaux peuvent atteindre 45 % de la valeur des marchandises, pénalisant la compétitivité et renchérissant les prix. Elles réclament un audit indépendant, le plafonnement et la publication des tarifs ainsi qu’une réforme de la gouvernance portuaire.
“ L’exigence de nos trois organisations est claire : nous demandons un audit général et indépendant de la chaîne des coûts portuaires, le plafonnement et la publication officielle de tous les tarifs portuaires, ainsi qu’une réforme en profondeur de la gouvernance de l’espace portuaire, notamment à travers la création d’une autorité de régulation de la concurrence.”
Ousmane Sy Ndiaye, Directeur exécutif de l’Unacois – Sénégal
Par ailleurs, l’État sénégalais projette d’affecter 300 milliards de FCFA d’ici la fin 2026 au remboursement de ses dettes vis-à-vis du secteur privé, qui représente plus de 80 % des investissements et des emplois du pays.



