Le 25 mars 2025, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye s’est exprimé suite à l’annonce du FMI concernant une dissimulation de dette d’environ 7 milliards de dollars entre 2019 et 2024, révélée par la Cour des comptes du Sénégal. Cette circonstance a conduit à une augmentation de la dette nationale approchant les 100% du PIB, largement au-delà des chiffres précédemment communiqués par le régime de Macky Sall, et a provoqué l’interruption d’un programme de financement du FMI d’un montant de 1,8 milliard de dollars. Le Président Faye a annoncé la mise en place de réformes destinées à assurer la transparence et combattre la corruption dans l’administration des finances publiques.
Le Président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye a, dans un discours le 25 mars 2025, apporté des éclaircis suite à la révélation par le Fonds monétaire international (FMI) de la dissimulation d’une dette avoisinant les 7 milliards de dollars entre 2019 et 2024, découverte par la Cour des comptes du Sénégal. Cette situation a fait grimper le taux d’endettement du Sénégal à presque 100 % du PIB, surpassant largement les 74,41 % précédemment déclarés par le régime de Macky Sall. Cette circonstance a entraîné l’arrêt d’un programme de crédit de 1,8 milliard de dollars, le FMI réclamant des actions correctives avant d’envisager de nouvelles négociations.
Je disais déjà qu’en 2018 nous avions écrit aux institutions de Bretton Woods, au ministre de l’Economie et des Finances de l’époque pour tirer la sonnette d’alarme sur la trajectoire catastrophique qu’était en train de prendre nos finances publiques. Ni le gouvernement ni les partenaires ne nous avez écouté et la situation est là aujourd’hui et nous la vivons. Elle dénote ou révèle des pratiques qui sont aux antipodes de l’orthodoxie dans la gestion des finances publiques.
Bassirou Diomaye Faye, Président de la République – Sénégal
Le président Faye, qui prône une gestion transparente et une lutte acharnée contre la corruption, a également prévu des réformes visant à mettre fin à ces pratiques contraires au mode de gestion des finances publiques.
Ce à quoi nous nous attelons très rapidement c’est trouver des solutions aux problèmes qui ont été notés. Il s’agit de réformes qui vont intervenir le plus rapidement possible pour éviter qu’à l’avenir des gouvernants responsables puissent faire la même chose. Car il est de notre responsabilité de l’empêcher pour le futur. Évidemment vous en concluez, jamais je ne procéderai comme ça dans ma gouvernance.
Selon le document publié par la Cour des comptes, le 12 février 2025, l’encours total de la dette de l’administration centrale budgétaire du Sénégal s’élève à plus de 18.500 milliards de francs CFA au 31 décembre 2023. soit 99,67 % du PIB”,. Dans les semaines à venir, le FMI décidera de maintenir sa collaboration avec le gouvernement sénégalais ou de demander le remboursement des fonds déjà versés avant de reprendre un nouveau programme.