Fragilisée par des décennies de conflits, la Somalie cherche à consolider sa stabilité par l’autonomie économique et l’intégration régionale. Au Forum Alamein Africa, le président Hassan Sheikh Mohamud a appelé les investisseurs africains à accompagner la reconstruction du pays. Face au recul de l’aide internationale, Mogadiscio mise sur le commerce, les investissements productifs et les partenariats africains pour renforcer son économie et son rôle dans la Corne de l’Afrique.
La reconstruction économique somalienne reste confrontée à des défis structurels. Selon la Banque mondiale, la croissance a ralenti à 3 % en 2025, contre environ 4 % en 2023 et 2024. Le recul de l’aide extérieure, la sécheresse et la hausse du coût de la vie continuent de fragiliser les ménages et limitent les capacités d’investissement du pays.
Notre économie a connu une croissance de 3 à 4 % par an au cours des quatre dernières années, malgré d’importants chocs extérieurs et climatiques. L’inflation est restée relativement contenue, à 3,7 % depuis 2025, et la dette publique s’établit à 8,9 % du PIB. Voilà la Somalie d’aujourd’hui.
Hassan Sheikh Mohamud, Président de la République
Face à ces contraintes, le président Hassan Sheikh Mohamud défend une stratégie fondée sur l’ouverture commerciale et les investissements productifs. Selon le président, la Somalie est une économie en reconstruction, ouverte aux entreprises africaines et internationales. L’objectif est de développer les infrastructures, les échanges et les partenariats régionaux pour diversifier les sources de financement et soutenir la création d’emplois.
Nous sommes devenus le huitième membre de la Communauté d’Afrique de l’Est en mars 2024, ce qui donne aux entreprises somaliennes accès à un marché régional plus large et offre à nos voisins une nouvelle porte vers l’océan Indien, le golfe d’Aden et la péninsule arabique.
Hassan Sheikh Mohamud, Président de la République
Au-delà de la stabilisation nationale, cette orientation porte un enjeu continental. L’ancrage de la Somalie dans les marchés africains pourrait élargir les débouchés commerciaux, renforcer les connexions régionales et valoriser sa position dans la Corne de l’Afrique. Mais la concrétisation de cette ambition dépendra de la sécurité, des réformes économiques et de la capacité à attirer durablement les capitaux privés, dans la perspective de la Vision 2060.



