Chaque année, près de 460 millions de tonnes de plastique sont produites dans le monde, mais seulement 9% sont recyclées. Face à cette réalité, l’exposition La Sève Parlante transforme les rebuts en œuvres d’art engagées, pour sensibiliser autrement à la crise environnementale.
Depuis le 19 Mars 2026 à Lomé au Togo, l’exposition La Sève Parlante met l’art contemporain au service de l’environnement. Issue d’une résidence artistique internationale organisée entre Lomé et Agou, elle réunit plusieurs artistes autour d’une même démarche : transformer les rebuts de la société en œuvres engagées pour sensibiliser le public. Parmi eux, l’artiste Datè Kodjo Amouzou, fondateur du projet, explore aussi les questions de lien social à travers ses créations, notamment avec son installation « L’amour seul ne suffit pas ». Une approche artistique qui s’inscrit dans une dynamique collective mêlant création, écologie et engagement social.
Différents artistes qui ont travaillé sur cette expo, sur cette résidence, ont travaillé dans ce sens-là, à transformer les rebuts de la société en une œuvre d’art, Mon travail, l’installation, par exemple, je l’ai appelée « L’amour seul ne suffit pas », pour dire qu’il faut plus que l’amour pour que la société puisse fonctionner.
DATÈ Kodjo AMOUZOU, Artiste
Au cœur de l’exposition, la « sève » est utilisée comme métaphore pour interroger les enjeux écologiques. Une urgence mondiale, alors que la planète produit environ 460 millions de tonnes de plastiques par an, selon l’OCDE et Statista. Mais face à cette production massive, le recyclage reste extrêmement limité : seulement environ 9 % des déchets plastiques sont effectivement recyclés dans le monde. Dans ce contexte, les artistes de « La Sève Parlante » transforment des matériaux issus de la communauté en œuvres d’art engagées. Une démarche qui relie création, recyclage et sensibilisation, en plaçant la responsabilité collective au centre de la lutte contre la pollution
La sève, c’est la substance qui permet à ce que la vie soit dans un arbre. On leur a demandé de prendre ce concept comme métaphore pour pouvoir parler des enjeux écologiques. En y touchant, les artistes ont utilisé différents matériaux issus de la communauté pour pouvoir créer.
Steven Coffi Adjaï, Co-curateur
Toutes les œuvres sont pareilles. Ça montre comment la relation, l’attention à la communauté, l’attention à tout ce qui nous entoure, et toutes les œuvres sont belles. Au contraire, ma conviction est accrue que rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.
Isaac TCHIAKPE, Visiteur
Face à l’accumulation massive de déchets et à la faiblesse du recyclage, comment l’art peut-il devenir un levier de prise de conscience collective ? La Sève Parlante y répond en transformant les rebuts en œuvres engagées, invitant chacun à repenser son rapport à la consommation et à l’environnement.



