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Tunisie : Deux chroniqueurs condamnés à un an de prison

Poursuivis en vertu d’une loi sur les « fausses informations » pour avoir critiqué le pouvoir du président tunisien, Kaïs Saïed, deux journalistes ont été condamnés, mercredi 22 mai, à un an de prison en Tunisie. Cette décision soulève des questions sur la liberté d’expression et la lutte contre la désinformation en Tunisie.

Le Tribunal de première instance de Tunis a prononcé une condamnation à un an de prison contre deux chroniqueurs mercredi 22 mai 2024. Accusés de diffusion de fausses informations  pour avoir critiqué le pouvoir du président, Kaïs Saïed, un présentateur de médias privés et un commentateur politique, ont écopé de 6 mois de prison chacun pour ‘’attribution de données infondées visant à diffamer les autres, à porter atteinte à leur réputation, et à leur nuire financièrement ou moralement.’’

“ Le pays n’est pas arrivé à une normalité concernant les contre-pouvoirs institutionnel et constitutionnel. Et cela pèse très lourdement sur le climat du pays. Il y a des tensions, mais ça concerne un microcosme. La population est surtout en difficulté. Elle est dans la survie et le problème, c’est que, c’est très mauvais dans le contexte d’aujourd’hui.”

Hichem BEN YAÏCHE, Analyste politique – France

Ces condamnations ont provoqué une vague de réactions du côté de la presse tunisienne. Des dizaines de journalistes tunisiens ont manifesté devant le Tribunal de première instance de Tunis pour protester contre le procès de leurs confrères. Ceci au moment où,  la liberté de la presse s’est effondrée en Tunisie. La place du pays maghrébin est passé de la 72ème au classement mondial de la liberté de la presse, établi par reporters sans frontières en 2019, à la 118ème en 2024.

“ Bien évidemment, condamner des journalistes pour un délit d’opinion est toujours une mauvaise chose. Ce qu’on observe en Tunisie, c’est une espèce de durcissement dû à des années de dérive. En réalité, les journalistes sont devenus avec la multiplication des chaînes, les justiciers du pays.”

Hichem BEN YAÏCHE, Analyste politique – France

Les détentions de journalistes se prolongent en Tunisie. Depuis 2021, 60 arrestations du même genre ont eu lieu. Les ONG tunisiennes et internationales dénoncent une atteinte aux droits humains. Quant au rapport du Syndicat national des journalistes tunisiens sur la liberté de la presse en Tunisie, il fait état de 211 agressions perpétrées contre des journalistes, correspondants et photographes entre le 1er mai 2023 et 30 avril 2024 .

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