Avec plus de 220 millions d’habitants, le Nigeria fait face à une malnutrition persistante et reste fortement dépendant des importations alimentaires, passées de 490 millions à 4,6 milliards de dollars entre 2013 et 2024. Dans ce contexte, le pays reçoit un financement de 2,5 millions de dollars du Fonds d’équipement des Nations unies (UNCDF) pour renforcer la production locale d’arachides et améliorer sa chaîne d’approvisionnement humanitaire.
Le Nigeria, engagé dans la transformation de sa chaîne d’approvisionnement humanitaire, a bénéficié d’un financement de 2,5 millions de dollars annoncé le 5 janvier 2026 par le Fonds d’équipement des Nations unies (UNCDF). Cet appui financier vise à soutenir les producteurs locaux d’arachides et à renforcer la production nationale d’aliments thérapeutiques, dans un contexte marqué par une malnutrition persistante, notamment chez les enfants.
“Le financement du Fonds d’équipement des Nations Unies au Nigeria est assez marginal par rapport aux besoins du plus grand pays africain en termes de population. Il est donc important d’améliorer ce financement en y associant des crowdfunding, en y associant des financements participatifs”.
Justine Honoré Mondomobé, Expert en Intelligence économique – Cameroun
Avec plus de 220 millions d’habitants, le Nigeria fait face à un paradoxe économique majeur. Malgré un fort potentiel agricole, le pays n’a pas atteint l’autosuffisance alimentaire et reste fortement dépendant des importations de produits de base tels que le riz, le blé et le sucre. Entre 2013 et 2024, la valeur des importations alimentaires et de boissons est passée d’environ 490 millions de dollars à 4,6 milliards, soit une hausse de près de 265 %.
“Le Nigéria a besoin de dix fois plus et de dix fois plus d’accompagnement. Parce que pour nourrir 220 millions de consommateurs, ça prend une stratégie globale, un accompagnement global visant à diversifier les sources d’appui”.
Justine Honoré Mondomobé, Expert en Intelligence économique – Cameroun
Pour transformer le secteur agricole, le gouvernement a augmenté de 30 % en janvier 2025 le budget national de ce secteur stratégique. Ce nouveau financement international constitue un pas important vers une chaîne d’approvisionnement humanitaire plus autonome et mieux intégrée aux capacités locales.



