Afrique : lancement du Mécanisme africain de financement des infrastructures (AIFF)

L’Afrique a franchi une étape décisive vers la souveraineté financière. Le 14 février 2025, les chefs d’État et de gouvernement ont officiellement lancé le Mécanisme africain de financement des infrastructures (AIFF), une plateforme continentale conçue pour accélérer la préparation et le financement de grands projets d’infrastructures transfrontaliers, conformément à l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Cette initiative intervient alors que le continent est confronté à un déficit annuel de financement des infrastructures estimé entre 100 et 170 milliards de dollars américains, selon les principales institutions financières continentales. La mobilisation de capitaux africains à grande échelle est considérée comme essentielle pour réduire la dépendance vis-à-vis des financements extérieurs et favoriser une croissance durable.

Lors des récentes discussions de haut niveau sur le renforcement de l’architecture financière africaine en marge du sommet de l’UA, le Mécanisme africain de financement des infrastructures (AIFF) a été lancé. Face à un total des exportations africaines d’environ 15% du commerce intra-africain nettement inférieur à d’autres régions, le mécanisme africain de financement des infrastructures vise à améliorer la préparation des projets, à renforcer la bancabilité et à attirer les investisseurs institutionnels de tout le continent.

Nos ambitions en matière de développement dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine et de l’Agenda 2063 nécessitent des mécanismes financiers adaptés, prévisibles et coordonnés. Sans institutions financières continentales crédibles, l’Afrique continuera à dépendre de manière disproportionnée des fournisseurs de liquidités externes et des cadres de surveillance externes.

John Dramani Mahama, Président de la RépubliqueGhana

Selon les dirigeants le renforcement des instruments financiers continentaux reste essentiel pour soutenir la zone de libre-échange continentale africaine et accélérer l’industrialisation, notant que l’Afrique est confrontée à un déficit annuel de financement des infrastructures d’environ 100 à 170 milliards de dollars, seule une partie des investissements nécessaires étant actuellement mobilisée, un déficit qui freine le commerce, la connectivité et la croissance.

Pour Afreximbank, nous estimons que cette infrastructure doit être dédiée à celle qui soutient le commerce et les activités de transformation que nous souhaitons mettre en place, notamment grâce au transport ferroviaire. Il s’agit donc d’infrastructures portuaires, de liaisons ferroviaires avec les zones industrielles, de télécommunications et d’énergie, en particulier pour la création de zones industrielles nécessitant d’importants investissements. Or, on nous signale souvent un manque d’énergie lorsque nous invitons des investisseurs étrangers à investir. Nous pensons que ce problème est désormais résolu. Nous créons une zone, y installons tous les fabricants et leur fournissons l’énergie nécessaire.

George Elombi, Président d’AfreximbankCameroun

Avec le lancement de l’AIFF, les dirigeants africains jettent les bases d’une architecture financière plus résiliente, capable de financer les corridors de transport, les pools énergétiques et les infrastructures numériques, marquant ainsi une étape importante vers l’autonomie économique et une intégration continentale plus profonde.

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