Afrique : l’AES appelle au respect du droit international après l’intervention américaine au Venezuela

La Confédération des États du Sahel (AES) a réagi avec fermeté face à l’opération militaire menée par les États-Unis au Venezuela soldé par la capture de l’ancien président Nicolás Maduro et son épouse à Caracas. L’AES dénonce une atteinte grave à la souveraineté vénézuélienne et appelle au respect du droit international.

La Confédération des États du Sahel (AES) a dans un communiqué officiel condamné fermement l’opération militaire menée par les États-Unis au Venezuela. L’organisation sahélienne dénonce une atteinte grave à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la République bolivarienne et qualifie cet acte d’ingérence inacceptable dans les affaires d’un État souverain. L’AES rappelle que toute intervention armée unilatérale constitue une violation manifeste du droit international et des principes de la Charte des Nations Unies.

“ La Confédération AES, attachée à la défense de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de l’indépendance, condamne fermement cet acte grave et contraire au droit international, notamment aux principes fondamentaux consacrés par la Charte des Nations Unies.« 

COMMUNIQUÉ DE L’AES Burkina Faso 

 Si Washington évoque une « mission d’application de la loi », l’AES considère cette intervention d’acte d’agression contre la souveraineté du Venezuela. Une opération qualifiée d’atteinte au principe fondamental du droit international par le Haut commissariat aux droits de l’homme. A noter qu’il s’agit notamment de l’opération la plus importante menée par les États-Unis en Amérique latine depuis 1990. Selon des observateurs, il pourrait en découler un précédent dangereux pour l’ordre international.

“En toute objectivité, la réaction que l’on attendait de ces pays ne servira à rien et n’a, en réalité, aucune chance de succès. On peut même considérer qu’elle a tardé, compte tenu des relations notoires entre ces trois pays et le Venezuela. Cependant, même si elle avait été plus rapide, cela n’aurait rien changé à la situation actuelle. Aujourd’hui, le président en question ne peut être arrêté que par les Américains eux-mêmes, c’est-à-dire par les parlementaires américains et par la loi américaine. En dehors de cela, il est difficile d’imaginer un seul pays au monde capable de stopper Trump.« 

BOUBACAR BA, Journaliste Sénégal

Tout en exprimant sa solidarité avec le peuple vénézuélien, l’AES réaffirme son engagement pour le multilatéralisme, l’égalité souveraine des États et la paix et insiste sur l’importance du respect du droit international afin de prévenir les ingérences unilatérales et garantir la stabilité mondiale.

Agenda

Bouton retour en haut de la page
logo Africa24tv

CONTACTEZ NOUS

xxxxxxx@yyy.com