Burkina Faso : la révision de la constitution adoptée par l’Assemblée législative de transition

Au Burkina Faso, la Transition franchit une étape décisive. Les députés de l’Assemblée législative de transition ont adopté une révision majeure de la Constitution, redéfinissant les bases institutionnelles, politiques et souveraines du pays, dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et la refondation de l’État.

Les députés de l’Assemblée législative de transition ont adopté, ce mardi 20 janvier 2026, le projet de loi constitutionnelle portant révision de la Constitution du 2 juin 1991. Le texte a été approuvé par 69 voix pour, une contre et une abstention. Le gouvernement était représenté par le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala.

‘’ La révision vise à répondre, comme nous l’avons dit, à la vision actuelle parce que la réorganisation du territoire, comme vous l’avez vu, on vient d’adopter le projets des collectivités. Il était nécessaire de réadapter ça. Ce sont des organes, des institutions qui régulent les contenus au niveau des communications, accès au public. Il était nécessaire de fusionner pour avoir plus d’efficacité dans l’action qui va se dérouler sur le terrain. En ce qui concerne les articles 101, c’est de faire rentrer dans le domaine de la loi l’organisation du territoire en ses principes fondamentaux.  ‘’

Edasso Rodrigue Bayala, Ministre de la JusticeBurkina Faso

Cette réforme s’inscrit dans le contexte de la Transition ouverte le 30 septembre 2022. Elle introduit des changements profonds liés à la souveraineté, à l’organisation de l’État et au fonctionnement des institutions. Les langues nationales deviennent officielles, tandis que le français et l’anglais sont désormais des langues de travail.

En ce qui concerne l’article 101, c’est de faire entrer dans le domaine de la loi l’organisation du territoire ancien Principes fondamentaux. L’article 143 et 144 consacre le niveau de la Constitution à côté des collectivités territoriales. Les constructions administratives dans le cadre de l’organisation du territoire’’

Edasso Rodrigue Bayala, Ministre de la JusticeBurkina Faso

Le texte renforce également les prérogatives du Président du Faso et réforme en profondeur le système judiciaire et institutionnel, avec notamment des fusions et suppressions d’organes. Des dispositions transitoires garantissent la continuité de l’État jusqu’à l’installation des futures autorités élues. Les députés appellent désormais à une mise en œuvre rapide et à une large vulgarisation de la Constitution révisée.

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