Un tragique effondrement dans une mine artisanale de coltan à Rubaya, dans l’est de la RDC, a coûté la vie à plus de 200 personnes, dont des mineurs, des enfants et des commerçants. Cet accident, survenu en pleine saison des pluies, met en lumière les conditions extrêmement précaires dans lesquelles travaillent les mineurs artisanaux et rappelle les risques permanents liés à l’exploitation du coltan, un minerai essentiel pour l’électronique mondiale.
Un effondrement massif dans une mine artisanale de coltan a fait au moins 200 morts à Rubaya, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), a annoncé le 30 janvier 2026 le gouvernement local. Parmi les victimes, on dénombre des mineurs, des enfants et des commerçants. L’incident intervient en pleine saison des pluies, période où les sols deviennent particulièrement instables.
“L’éboulement qui a eu lieu dans la mine de Rubaya ou qui vous met en lumière les conditions exécrables dans lesquelles travaillent les exploitants miniers artisanaux. Ceux-ci travaillent sans gants, sans masque, sans protection. Généralement, on a besoin des gens qui ont un poids léger, c’est-à-dire des enfants, qui doivent descendre presque à 1000 mètres sous terre”.
Kerwin Mayizo, Analyste politique – RD Congo
Rubaya, située dans le territoire de Masisi, province du Nord‑Kivu, est une zone connue pour ses richesses en coltan, minerai essentiel pour l’électronique, notamment les téléphones et ordinateurs. Les mines artisanales de Rubaya fournissent une part significative de la production mondiale entre 15 % et 30 %.
“Ils sont payés au lance-pierre et n’ont aucun droit. C’est ce qui expliquerait le prix du coltan sur les marchés internationaux parce qu’au niveau de la mine, un kilo tourne autour de 30, moins de 50 dollars et au niveau des marchés internationaux, c’est un peu plus de 1000 dollars, autour de 1150 dollars. Ce qui fait que les multinationales récupèrent beaucoup d’argent tandis que les exploitants artisanaux ne récoltent que des miettes”.
Kerwin Mayizo, Analyste politique – RD Congo
Cette catastrophe rappelle les risques permanents auxquels sont exposés les mineurs artisanaux dans l’est de la RDC. Les conditions de travail dans ces mines restent précaires, et les accidents mortels, bien que fréquents, continuent de provoquer des pertes humaines dramatiques.



