Avec une production annuelle estimée à près de 2 millions de tonnes, la Côte d’Ivoire domine le marché mondial du cacao, une filière qui contribue à 14 % du PIB national et assure les moyens de subsistance de plus de 5 millions de personnes. Pourtant, ce secteur stratégique traverse une crise marquée par un ralentissement des exportations et l’accumulation de stocks dans les coopératives, laissant des dizaines de milliers de producteurs sans revenus. Pour éviter une aggravation de la précarité en milieu rural, l’État ivoirien a décidé de racheter les stocks afin de garantir le paiement des planteurs.
Face à la crise qui frappe la filière cacao, l’État ivoirien a entamé le rachat des stocks accumulés dans les coopératives afin de permettre le paiement des producteurs, a annoncé l’organe de régulation du secteur. Cette situation prive de revenus des milliers de producteurs, dont beaucoup vivent déjà sous le seuil de pauvreté.
“La commercialisation normale avec les acheteurs continue sur le terrain. Nous ne faisons qu’apporter notre soutien pour accélérer la commercialisation intérieure. Seul le conseil du café cacao va acheter ce cacao”.
Yves Brahima Koné, Directeur général du Conseil du Café Cacao – Côte d’Ivoire
Le cacao, pilier de l’économie nationale, représente environ 14 % du produit intérieur brut (PIB) de la Côte d’Ivoire et assure les moyens de subsistance de plus de 5 millions de personnes, directement ou indirectement. Premier producteur mondial avec près de 2 millions de tonnes par an, le pays fait toutefois face à un ralentissement des exportations. Cela s’explique notamment par les difficultés financières rencontrées par les acheteurs internationaux et par la baisse des cours mondiaux, et ce, malgré un prix d’achat record fixé à 2 800 FCFA le kilogramme.
“On est rassuré, on dit à tous les paysans que les 2800 doivent être respectés dans les campements parce que le cacao est déchargé correctement comme ce qui a été prévu depuis le début de la campagne. Nos paysans ont des reçus en main et nous sommes rassurés que dès que les coopératives déchargent, les reçus seront payés et l’argent va revenir dans les campements”.
Obed Blondé Doua, Vice-président de l’organisation interprofessionnelle café-cacao – Côte d’Ivoire
La crise paralyse des dizaines de milliers de producteurs déjà très vulnérables, pour qui le cacao représente plus de 80 % des revenus annuels. Le rachat des stocks par l’État vise à injecter rapidement des liquidités afin de payer les producteurs et de prévenir une crise sociale en milieu rural.



