Le taux de chômage au Maroc a légèrement baissé à 13% en 2025 selon une note du 03 février 2026 du Haut-Commissariat au Plan (HCP). Cette diminution touche aussi bien le milieu rural (de 6,8% à 6,6%) que le milieu urbain (de 16,9% à 16,4%).
Selon une note d’information du Haut-Commissariat au Plan (HCP) datée du 3 février 2026 et relative à la situation du marché du travail en 2025, le taux de chômage au Maroc a légèrement diminué, s’établissant à 13%. Le nombre total de chômeurs a ainsi baissé de 17 000 personnes, pour atteindre 1 621 000. Cette amélioration est observée à la fois en milieu rural (passant de 6,8 % à 6,6 %) et en milieu urbain (de 16,9 % à 16,4 %).
“Le taux de chômage a effectivement baissé dans le Royaume-Chérifien du fait de la Coupe d’Afrique des Nations et puis du fait de l’afflux de touristes au Maroc. Le Maroc est une destination touristique de très grande importance et c’est l’un des premiers pays touristiques en Afrique.”
Hamidine Kane, Docteur en économiste et intelligence économique – Mauritanie
Selon le Haut-commissariat au Plan, l’économie marocaine a généré 193 000 nouveaux emplois durant l’année 2025, principalement tirée par le milieu urbain, qui a vu la création de 203 000 postes, compensant ainsi une diminution de 10 000 postes en milieu rural. Le HCP précise également que cette création nette d’emplois résulte d’une forte hausse de l’emploi rémunéré (+249 000 postes), atténuée par une baisse de l’emploi non rémunéré (-55 000 postes).
“Donc dans cette perspective de baisse du chômage, nous encourageons les autorités marocaines à aller de l’avant pour faire baisser drastiquement le chômage parce que le chômage est très important au Maroc, surtout le chômage des jeunes et des femmes. Donc il faudra qu’elles trouvent justement du travail pour qu’elles ne puissent pas envisager d’aller à l’extérieur en Europe ou bien dans le nord de l’Amérique.”
Hamidine Kane, Docteur en Économie et en Intelligence économique – Mauritanie
Le chômage au Maroc reste un défi structurel face à une sécheresse prolongée, une crise environnementale qui impacte l’économie, notamment le secteur primaire (agriculture et pêche) qui représente environ 12 % du PIB.



