Le 23ème Congrès International et Exposition de l’Association Africaine de l’Eau et de l’Assainissement (AAEA) s’est ouvert ce lundi 9 février 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé, au Cameroun. Prévu pour durer jusqu’au 13 février 2026, cet événement continental majeur placé sous le thème « Eau et Assainissement pour Tous : des actions fortes pour l’Afrique » est organisé en partenariat avec le gouvernement camerounais et la société publique Camwater. Entre discours de rupture et innovations de pointe, immersion au cœur d’un événement où se dessine l’avenir sanitaire du continent.
C’est un Palais des Congrès aux couleurs de l’Afrique qui a vibré ce mardi 9 février 2026 au rythme de l’ouverture du 23ème Congrès de l’Association africaine de l’eau et de l’assainissement (AAEA). C’est sous le thème : « Eau et Assainissement pour Tous : des actions fortes pour l’Afrique » que les ministres camerounais et sénégalais aux côtés des géants du secteur comme la société publique Camwater ont martelé une priorité : Transformer chaque goutte d’eau en levier de développement”. Positionnant le Cameroun comme un laboratoire de solutions pour l’Afrique, le ministre camerounais de l’Eau et de l’Énergie Gaston Eloundou Essomba a rappelé que sans une solidarité financière entre les nations et une gestion rigoureuse, l’accès universel à l’eau restera un défi de longue haleine.
“ L’Afrique dispose des compétences, des talents et des ressources nécessaires pour relever les défis de l’eau et de l’assainissement. Ce qui est attendu aujourd’hui, c’est une convergence des volontés, une mobilisation durable et une traduction concrètes des engagements prises”
Gaston Eloundou Essomba, Ministre de l’Eau et de l’Energie – Cameroun
Une vision partagée par le Sénégal, leader reconnu du secteur sur le continent venu partager son modèle de gestion avec des taux d’accès estimés entre 2022 et 2024 à 98,98 % en milieu urbain, près de 95% en milieu rural avec pour objectif 2030, un accès universel 100% à l’eau et à l’assainissement. Le ministre sénégalais de l’hydraulique et de l’assainissement Cheick Tidjane Dièye a surtout porté la voix de l’unité africaine avec un regard déjà tourné vers les prochaines échéances mondiales
“ Mon pays est résolument engagé dans la construction et le renforcement d’une gouvernance de l’eau en promouvant un leadership continental et international au nom de l’Afrique. Ce processus à pour base la coopération régionale au sein des bassins comme l’organisation pour la mise en valeur du bassin du fleuve Sénégal et l’organisation pour la mise en oeuvre du fleuve Gambie. Cette démarche du Sénégal dans l’hydro diplomatie a permis à notre pays de se déployer vers des solutions globales comme la conférence des Nations Unies sur l’eau qui sera co-présidé par le Sénégal et les Emirats Arabes Unies en décembre prochain”
Cheick Tidjane Dièye, Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement – Sénégal
Au- delà des discours diplomatiques, il y a l’urgence du terrain. Pour la Camwater, cheville ouvrière de cette organisation, l’enjeu est de transformer ces échanges en infrastructures concrètes pour les populations. Le directeur général de la CAMWATER et Président de l’AAEA, Blaise Moussa, a appelé à une transformation structurelle du secteur de l’eau et de l’assainissement en Afrique et a souligné l’urgence d’un « réveil de l’Afrique » et la nécessité de passer des intentions politiques à des actions fortes et tangibles pour garantir l’accès universel à l’eau et à l’assainissement d’ici 2030.
“Il est désormais tant que l’Afrique prenne pleinement en main le destin de son secteur d’eau et de l’assainissement, pilier essentiel de la réalisation des objectifs des développements durables notamment le numéro 6 car c’est un levier stratégique de transformation économique et social et c’est une base essentielle pour assurer la santé et la sécurité de nos populations.”
Blaise Moussa, Directeur général de la Camwater et président de l’AAEA – Cameroun
La cérémonie d’ouverture du 23ème Congrès International de l’AAEA a réuni plus de 3000 délégués venus de plus de 60 pays, soulignant l’importance des solutions africaines aux défis climatiques et démographiques. Les travaux se poursuivent jusqu’au 13 février. 4 jours pour transformer les déclarations d’intentions en une véritable feuille de route pour une Afrique où l’eau ne sera plus un luxe, mais un droit pour tous.



