Maurice : la Confédération des travailleurs des secteurs public et privé pour une agriculture 100% mauricienne

Le 14 février 2026, la Confédération des travailleurs des secteurs public et privé (CTSP) de Maurice, a tenu sa première conférence de presse de l’année à Rose-Hill. À cette occasion, la centrale syndicale a abordé plusieurs sujets brûlants, notamment la question de l’emploi des travailleurs étrangers dans le secteur agricole. Le président de la CTSP, Reeaz Chuttoo, a exprimé de vives inquiétudes, estimant que cette politique risquait de fragiliser l’emploi local. Cette réaction fait suite aux déclarations du ministre de l’Agro-industrie, Arvin Boolell, qui avait annoncé, lors d’une rencontre avec les planteurs le 12 février, l’arrivée prochaine d’un premier contingent de 1 000 travailleurs étrangers, sur un objectif global de 2 500 ouvriers. 

A Maurice, la Confédération des travailleurs des secteurs public et privé (CTSP) a vivement réagi, le 14 février 2026, à l’annonce de l’arrivée de 2.500 travailleurs étrangers dans le secteur agricole. La centrale syndicale a fait savoir qu’elle envisageait de saisir la Cour suprême pour contester cette décision. Elle dénonce un risque sérieux d’exploitation de cette main-d’œuvre, notamment en raison de l’imposition du concept de « polyvalence » à ces ouvriers. Cette action intervient après les déclarations faites par le ministre de l’Agro-industrie, Arvin Boolell, le 12 février 2026, lors d’une rencontre avec les planteurs. Selon la CTSP, ce système ne serait pas seulement préjudiciable aux travailleurs étrangers mais également aux travailleurs mauriciens”

« Les étrangers risquent d’être surexploités tandis que les Mauriciens deviendront moins compétitifs sur le marché du travail. De moins en moins de Mauriciens trouvent du travail. Il faut des priorités d’embauche pour les travailleurs mauriciens »

 Reeaz Chuttoo, Président de Confédération des travailleurs des secteurs public et privé Maurice 

La question de la rémunération de ces travailleurs polyvalents est également soulevée par le syndicaliste, qui dénonce le cadre du Permis de travail délivré par le Conseil de développement économique (EDB), en pointant du doigt un seuil salarial abaissé à environ 500 dollars. 

« Les contrats passant par Conseil de développement économique ne sont pas vérifiés par le ministère du Travail. De plus, ces travailleurs ne sont pas couverts par les Règlements sur l’hébergement et le logement. Ils peuvent être logés n’importe où, même chez l’employeur. S’ils travaillent dans une entreprise couverte par un accord collectif, ils ne bénéficieront pas nécessairement des conditions prévues. » 

 Reeaz Chuttoo, Président de Confédération des travailleurs des secteurs public et privéMaurice 

Le recours à la main-d’œuvre étrangère reste une pratique courante à Maurice, notamment dans le secteur de la canne à sucre. Cette filière, en difficulté économique, peine à attirer les jeunes Mauriciens vers des métiers manuels jugés éreintants et peu rémunérés. Pour pallier ce déficit, le gouvernement a annoncé début janvier 2026 l’arrivée d’un premier contingent de 1 000 travailleurs étrangers dédiés à l’agriculture, sur un objectif total de 2 500. 

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