Afrique – Fin de la 12ème édition de VISA for music : un marché musical en ascension

Rabat a refermé l’édition 2025 de Visa For Music avec des showcases  électro, dimanche 23 novembre,  au Chellah animée par l’envie d’aller plus loin. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : plus de 2 000 professionnels, 87 pays, près de 300 artistes et 144 directrices et directeurs de festivals. La fréquentation signe une montée en puissance qui repositionne l’Afrique sur l’échiquier mondial de la musique. Au fil des éditions, le rendez-vous s’impose comme l’un des moteurs du paysage afro-méditerranéen en construction.

Rabat a fermé les portes de l’édition 2025 de Visa For Music, dimanche 23 novembre, après quatre jours guidés par la circulation continue des artistes, des programmateurs et des producteurs. Le marché affiche une vitalité rarement atteinte : 2 000 professionnels, 87 nationalités, environ 300 artistes et 144 directrices et directeurs de festivals. À ce rythme, l’événement confirme son rôle d’interface où se dessinent les trajectoires musicales de demain.

« C’est cette communauté qui vient chaque année qui fait le succès de Visa-for music  parce que c’est une communauté qui est assez fidèle à ce rendez vous et qui se renouvelle chaque année. Et je me réjouis qu’il y ait beaucoup de jeunes professionnels africains viennent ici chaque année. On a une trentaine de pays africains, de pays africains représentés et ça montre à quel point ce rendez vous est devenu un rendez vous incontournable une fois par ans .»

Brahim El Mazned , Fondateur de Visa For MusicMaroc

Pendant cette 12ème édition, les artistes ont multiplié les initiatives : discussions de tournées avec des programmateurs européens, projets de co-création, résidences en Afrique australe, en pays lusophones et en Europe du Nord. Les professionnels, eux, repartent avec des accords concrets, des pistes de financement et des réseaux consolidés. 

“Le bilan pour mes participations à Visa depuis 2014 et je parlerai de 2025 comme étant une édition réussie. Une édition aussi qui ouvre une voie dans la prospective puisqu’il y a eu pas mal d’échanges qui ont été faits. Il y a eu pas mal aussi de rencontres en affaires qui se sont passées.

KANE LIMAM , Fondateur du festival AssalamalekoumMauritanie

Le constat est sans détour : le marché africain n’occupe plus la marge, il s’impose désormais comme un axe stratégique pour l’industrie musicale mondiale. Cette montée en puissance s’incarne dans une nouvelle génération déterminée à prendre sa place. À Rabat, l’artiste Camerounais Dièse Mbangue en a donné la preuve : une voix tenue, une énergie calibrée, une présence dépouillée de tout artifice. 

«Vraiment. C’était très chaleureux et j’ai beaucoup aimé ça. J’ai beaucoup aimé cette amitié, cette complicité et cette chaleur qu’ils m’ont apporté. Et c’est très encourageant pour l’avenir. »

DIÈSE MBANGUE , Chanteur et musicienCameroun

Sur le plan économique, les industries culturelles et créatives marocaines ont produit 50 milliards de dirhams en 2024, équivalent à 2,7 % du PIB, portées par une croissance régulière depuis 2020. La musique concentre à elle seule près de 10 % de cette dynamique. Côté emploi, 150 000 postes dépendent désormais des ICC, avec 34 % occupés par des femmes, preuve qu’il s’agit d’un secteur qui professionnalise, stabilise et retient les talents sur la durée.

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