La Cour constitutionnelle a validé, vendredi 20 février à Brazzaville, les sept candidatures déposées pour l’élection présidentielle du 15 mars 2026. Après examen des dossiers administratifs et des conclusions du collège médical, la juridiction a jugé les candidatures conformes aux exigences légales. Mais au-delà de cette étape institutionnelle, la question de la gouvernance s’impose déjà comme l’un des principaux thèmes de la campagne.
Ils seront donc sept à briguer la magistrature suprême. Parmi eux, de nouveaux visages et des figures déjà connues de la scène politique. À l’image de Melaine Destin Gavet Elengo, président du Mouvement Républicain, qui participe pour la première fois à une présidentielle. Comme plusieurs autres candidats de l’opposition, il fait de la lutte contre la corruption et de l’amélioration de la gouvernance son principal engagement.
“Pour moi la justice est une priorité parce qu’aujourd’hui, qu’est-ce que nous reprochons au pouvoir actuel? C’est l’endormissement, c’est l’impunité, c’est la corruption et tous ces maux peuvent être résolus à travers une justice efficace, indépendante détachée de l’exécutif parce qu’aujourd’hui la justice est esclave de l’exécutif. Lorsque le Président de la République est en même temps président du Conseil de la magistrature et son ministre de la justice est vice-président de ce même conseil, c’est ce conseil qui fait et défait les carrières des magistrats.”
Melaine Destin Gavet Elengo, Candidat à l’élection présidentielle – Congo
“La corruption persistante affaiblit les institutions, détourne des ressources vitales et alimente les inégalités à l’encontre des principes de justice et d’équité.”
Dave Mafoula, Candidat à l’élection présidentielle – Congo
Ces positions trouvent un écho particulier dans les indicateurs internationaux. Selon l’indice 2025 de Transparency International, la République du Congo est classée 153ᵉ sur 182 pays en matière de perception de la corruption. Un classement qui place le pays parmi les moins bien notés sur le continent. Face à ces critiques, le président sortant Denis Sassou Nguesso, candidat à sa propre succession, appelle au respect des règles démocratiques et au fair-play durant la campagne.
“Le suffrage de chaque Congolaise et de chaque Congolais participe de notre ambition collective de bâtir une nation unie, libre et prospère. J’en appelle à une élection apaisée dans l’unité, le fair-play et la sérénité dans l’intérêt du Congo notre pays, notre précieux bien commun.”
Denis SASSOU NGUESSO, Candidat à l’élection présidentielle – Congo
À quelques semaines du scrutin du 15 mars, la bataille des projets est donc lancée. Bonne gouvernance, lutte contre la corruption, stabilité et paix, autant de thématiques qui devraient structurer les débats jusqu’au jour du vote.



