Le Burkina Faso a franchi une étape décisive dans sa lutte contre le paludisme, enregistrant une baisse historique de 32 % du nombre de cas. Cette performance spectaculaire, saluée par les autorités sanitaires et les partenaires techniques et financiers, est le fruit d’une intensification des mesures de prévention et de traitement à travers le pays.Cette régression significative de la maladie a eu un impact économique direct et considérable. Les estimations préliminaires indiquent que cette diminution de la morbidité palustre a permis au pays d’économiser près de 15 milliards de francs CFA en dépenses de santé.
Le Burkina Faso a enregistré en 2025 une baisse historique des cas et des décès liés au paludisme, avec plus de 3,4 millions de cas et près de 2 000 décès évités en une seule année, c’est qu’a annoncé le 19 février 2026, le ministre de la santé, Robert Lucien Jean Claude Kargougou. Portée par des interventions à haut impact (distribution massive de moustiquaires de nouvelle génération, extension de la vaccination et chimioprévention) cette performance marque un tournant décisif dans la lutte contre la maladie. Fort de ces résultats sans précédent, le gouvernement affiche désormais l’ambition d’éliminer définitivement le paludisme à l’horizon 2030.
“ Les premières évaluations que nous faisons, qui méritent d’être affinées, font ressortir que c’est un peu plus de quinze milliards de francs CFA qui sont économisés par les Burkinabés parce qu’ils ne sont pas tombés malades du paludisme. Neuf cents décès qui ont été évités au cours de l’année deux mille vingt cinq, c’est au moins autant de ménages, autant de Burkinabè qui ont été épargnés de meurtrissures.”
Robert Lucien Jean Claude Kargougou, Ministre de la Santé – Burkina Faso
En 2025, plus de 14 millions de moustiquaires ont été distribuées. Cette initiative comprend notamment la distribution universelle et gratuite de près de 15 millions de moustiquaires imprégnées d’insecticides de nouvelle génération à longue durée d’action, jugées plus efficaces face à la résistance aux insecticides. Ce programme mobilise plus de 33 000 volontaires communautaires et 7 000 agents.
“Il est extrêmement important que les populations puissent dormir sous moustiquaire imprégnée. Le troisième aspect, c’est la vaccination contre le paludisme qui a été introduite. Les collègues l’ont rappelé et là aussi, nous sommes passés à l’échelle du pays. Et il est important que les parents puissent faire vacciner leurs enfants contre le paludisme.”
Robert Lucien Jean Claude Kargougou, Ministre de la Santé – Burkina Faso
Sur le plan économique, les ménages ont bénéficié d’une économie estimée à plus de 15 milliards de francs CFA. Cette somme représente les coûts directs de prise en charge évités, englobant les consultations, les examens et les médicaments. Il est important de noter que ce chiffre ne tient pas encore compte des coûts indirects, tels que les frais de transport ou les pertes de revenus induites par la maladie.



