Au Kenya, les autorités sanitaires ont confirmé que ce pays d’Afrique de l’Est commencerait à administrer le lenacapavir, un traitement injectable deux fois par an pour la prévention du VIH, en mars 2026. Ce lancement fait suite à l’arrivée de 21 000 doses fournies par Gilead Sciences et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, et 12 000 doses supplémentaires sont attendues d’ici avril. Selon les responsables, cette initiative cible 15 comtés prioritaires présentant des taux élevés d’incidence du VIH.
Le Kenya s’apprête à lancer en mars 2026 le lenacapavir, un traitement injectable contre le VIH administré deux fois par an, selon le ministère de la Santé. Le déploiement débutera avec 21 000 doses fournies par Gilead Sciences et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, et 12 000 doses supplémentaires sont attendues en avril. Le programme se concentrera sur 15 comtés à forte incidence, dans le but d’élargir l’accès et d’accélérer la lutte contre l’épidémie de VIH.
« Ce médicament aide à protéger une personne contre la contamination par le VIH après une exposition. Nous insistons sur le fait que ce médicament est destiné aux personnes séronégatives. Il doit être clairement précisé que ce médicament n’est ni un vaccin ni un remède contre l’infection par le VIH. Par conséquent, nous continuons à exhorter toutes les personnes sous traitement à suivre leur thérapie à vie.»
Patrick Amoth, Directeur général de la santé – Kenya
Selon les dernières données de l’ONUSIDA, le Kenya compte environ 1,4 million de personnes vivant avec le VIH, les nouvelles infections touchant de manière disproportionnée les adolescentes, les jeunes femmes et les populations clés. L’introduction du lenacapavir devrait transformer les stratégies de prévention en améliorant l’observance, en réduisant les nouvelles infections et en aidant le Kenya à progresser vers les objectifs fixés par l’ONUSIDA pour le contrôle et l’élimination de l’épidémie.
« Le médicament agit en bloquant les étapes critiques du cycle de vie du VIH, empêchant ainsi le virus d’établir une infection dans l’organisme. Le principal avantage de ce médicament est qu’il n’est administré que deux fois par an, offrant une protection de six mois par dose.»
Patrick Amoth, Directeur général de la santé – Kenya
Afin de maximiser la sensibilisation et l’adhésion, les agents de santé recevront une formation ciblée et une campagne de sensibilisation communautaire accompagnera les vaccinations. Contrairement à la prophylaxie pré-exposition (PrEP) orale quotidienne, le traitement injectable offre aux personnes exposées à un risque important d’infection une option plus discrète et potentiellement plus efficace.



