A Madagascar, la scène politique malgache connaît un nouveau tournant. Le président Michael Randrianirina a annoncé le 9 mars 2026 la fin des fonctions de son Premier ministre ainsi que la dissolution de l’ensemble du gouvernement, moins d’un an après son arrivée au pouvoir dans un contexte de forte mobilisation populaire. Depuis son arrivée à la magistrature suprême, le nouveau chef de l’État s’est engagé dans une réorganisation de l’appareil d’État, avec l’ambition affichée de répondre aux attentes d’une population confrontée à de lourdes difficultés économiques et sociales.
Pour certains experts, cette dissolution viserait à redéfinir les priorités de l’exécutif et à renforcer l’efficacité de l’action publique. Le futur chef du gouvernement devra rapidement constituer une équipe capable de stabiliser l’exécutif et de concrétiser les promesses de réforme du président Michael Randrianirina.
D’ailleurs dans un communiqué officiel, le porte-parole de la présidence et directeur de la communication, Harry Laurent Rahajason, a confirmé que le chef de l’État procéderait « prochainement » à la nomination d’un nouveau chef du gouvernement, conformément aux dispositions prévues par la Constitution. Une décision qui intervient alors que la situation politique du pays est étroitement suivie notamment par la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), qui exhorte les autorités malgaches à organiser une élection présidentielle.



