La Tunisie accélère la modernisation de sa principale plateforme aéroportuaire. Les autorités ont relancé le projet d’extension de l’Aéroport international de Tunis-Carthage afin d’augmenter fortement sa capacité d’accueil et accompagner la croissance du trafic aérien et du tourisme. L’investissement prévu pour ce chantier est estimé à près de 3 milliards de dinars tunisiens, soit environ 1 milliard de dollars, marquant un engagement majeur pour le développement des infrastructures aériennes du pays.
“La plateforme de Tunis connaît une dynamique positive de son trafic aérien. Plus de 78 000 vols en train par an, portés principalement par le corridor Europe, qui représente 60 % du trafic en train, suivi du segment Afrique, qui représente 33 % du trafic en train. On parle quand même d’une plateforme qui accueille par semaine plus de 33 compagnies aériennes régulières”.
Romuald Ngueyap, Spécialiste des questions de transports aériens en Afrique – Cameroun
L’objectif est de porter la capacité annuelle de l’aéroport de 5 millions de passagers actuellement à environ 18,5 millions à l’horizon 2031. En 2024, la plateforme de Tunis-Carthage a accueilli plus de 7,2 millions de passagers, dépassant largement sa capacité théorique.
“De l’autre côté, les autorités ont récemment annoncé un plan massif de renforcement et de densification de la flotte de la compagnie nationale tunisienne, lequel renflouera la compagnie à être dotée de 8 nouveaux avions au cours des 5 prochaines années, portant ainsi la flotte de la compagnie à plus de 30 appareils. Après, on peut maintenant questionner le mécanisme de financement de cette extension planifiée”.
Romuald Ngueyap, Spécialiste des questions de transports aériens en Afrique – Cameroun
Avec ce projet, la Tunisie ambitionne de consolider le rôle de l’Aéroport international de Tunis-Carthage comme principale porte d’entrée du pays et futur hub aérien en Afrique du Nord. Les autorités misent sur cette extension pour soutenir la croissance du secteur touristique, un pilier majeur de l’économie nationale, et accompagner l’augmentation attendue du trafic aérien dans les années à venir.



