Le Maroc réitère son appui aux nations du Conseil de coopération du Golfe (CCG) face aux agressions iraniennes. Le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a mis en avant la permanence de la ligne diplomatique de Rabat et l’importance des relations stratégiques unissant le Roi Mohammed VI aux leaders du Golfe pour la stabilité de la région.
Lors de la 8ème réunion ministérielle Maroc–CCG, tenue en visioconférence le 12 mars 2026, le Maroc, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita, a réaffirmé l’engagement « inébranlable et constant » du Royaume chérifien aux côtés des États du Golfe face aux agressions iraniennes. Cette position, qui s’inscrit dans la continuité de la politique étrangère marocaine et des échanges entre le Roi Mohammed VI et les dirigeants du Golfe, vise à garantir la sécurité régionale face à l’ingérence iranienne et à son soutien aux milices.
Il y a eu une réaffirmation des positions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, déjà exprimées lors de ses entretiens avec les rois, présidents et émirs des pays concernés. Ces échanges ont souligné un message clair de soutien et de solidarité envers ces États, victimes d’agressions. Ces marques de solidarité ont été notées.
NASSER BOURITA, Ministre des Affaires étrangères
La coopération entre le Maroc et les pays du Golfe a été élargie pour inclure la résilience économique et sociale, ainsi que la capacité à assurer les besoins essentiels des populations en temps de crise. Le ministre Bourita a rappelé que cette orientation s’inscrit dans le prolongement des directives du sommet Maroc–pays du Golfe de 2016, où les deux parties avaient déjà souligné leurs valeurs communes et leur complémentarité face aux défis régionaux et mondiaux.
Le partenariat entre le Maroc et le Conseil de coopération du Golfe (CCG) est appelé à se transformer, dépassant le statut de simple alliance pour atteindre une coopération beaucoup plus étroite et proactive. Cette complémentarité se concrétiserait notamment par la création de corridors logistiques sécurisés, essentiels à la souveraineté alimentaire et énergétique. De plus, il est envisagé de lancer un fonds d’investissement conjoint, ciblant le financement d’infrastructures de ce type, considérées comme extrêmement importantes.
BOUBACAR BA, Journaliste
Parallèlement, le Maroc a réaffirmé que la question palestinienne demeure une priorité régionale. Le Royaume soutient un règlement juste et durable du conflit israélo-palestinien fondé sur la solution à deux États, garantissant les droits légitimes du peuple palestinien, dont la création d’un État palestinien indépendant et souverain, basé sur les frontières du 4 juin 1967 avec Al-Qods-Est (Jérusalem-Est) comme capitale.



