L’économie égyptienne a enregistré au dernier trimestre 2025 une croissance significative portée par son industrie et ses exportations qui ont bondi de près de 7 % grâce au dynamisme du textile et de l’agroalimentaire. Pour le gouvernement, il s’agit désormais de trouver le bon équilibre entre percées industrielles et dépendance aux importations d’énergie.
Les exportations de l’Égypte ont enregistré une progression notable au troisième trimestre de l’année 2025, illustrant la dynamique croissante du commerce extérieur du pays. Selon les dernières données publiées par le Central Agency for Public Mobilization and Statistics (CAPMAS), la valeur des exportations a augmenté de 6,8 % en décembre 2025, atteignant 4,6 milliards de dollars, contre 4,3 milliards de dollars à la même période en 2024.
Cette performance positive est toutefois tempérée par le net recul de certains produits stratégiques, notamment les engrais (-35,5 %) et les produits en cire ou assimilés (-56,5 %).
Alfred Guillaume Azombo, Expert en question sécuritaire
Cette progression des exportations résulte surtout de la bonne performance de certains secteurs industriels et agricoles. Le textile a augmenté de 19,3 %, les fruits frais de 23,8 %, et les préparations alimentaires diverses de 14,9 %, tandis que les produits pharmaceutiques ont enregistré une hausse plus modeste de 0,2 %. En revanche, plusieurs produits stratégiques ont connu un repli : les produits pétroliers (-11,2 %), les engrais (-35,5 %), les plastiques sous forme primaire (-19 %) et, de loin, les barres et fils en fer ou en acier, dont les exportations ont chuté de 56,5 %.
Pour inverser cette tendance et créer davantage de valeur, l’Égypte doit miser sur la transformation locale de ses matières premières et soutenir activement les filières agricoles et textiles afin de monter en gamme.
Alfred Guillaume Azombo, Expert en question sécuritaire
Sous l’effet de ces évolutions contrastées, le déficit commercial de l’Égypte s’est creusé de 12,2 %, atteignant 4,9 milliards de dollars en décembre 2025 contre 4,4 milliards un an plus tôt. Les autorités souhaitent rééquilibrer la balance commerciale très dépendante des importations d’énergie et de blé.



