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Afrique : Liberata Mulamula, Envoyée spéciale de l’UA pour les Femmes, la Paix et la Sécurité

L’ambassadrice Liberata Mulamula a officiellement pris les rênes le 5 août 2025 d’une mission de combat : celle de l’Envoyée spéciale de l’Union africaine pour les Femmes, la Paix et la Sécurité. Nommée dans un contexte de crises régionales persistantes, l’ancienne Ministre tanzanienne des Affaires étrangères affiche une ambition sans détour : briser le monopole des généraux à la table des négociations. Son projet ? Transformer chaque processus de paix sur le continent en y imposant, par la force du droit et de la médiation, le leadership stratégique des femmes. 

Diplomate de carrière chevronnée, la Tanzanienne Liberata Mulamula incarne aujourd’hui la voix de l’Union africaine pour les Femmes, la Paix et la Sécurité. Sa nomination en août 2025 à ce poste d’Envoyée spéciale couronne plus de 35 ans d’engagement pour la stabilité du continent.Première femme à avoir dirigé la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), elle a ensuite marqué l’histoire de son pays en devenant Ministre des Affaires étrangères sous la présidence de Samia Suluhu Hassan. Son passage comme Ambassadrice aux États-Unis a fini d’asseoir sa réputation de négociatrice hors pair sur la scène internationale. Liberata Mulamula relève le défi de de sortir les femmes de leur statut de victimes collatérales pour en faire les architectes de la stabilité africaine.

Il est de notre devoir de faire connaître les récits qui racontent le chemin vers la paix, la résilience, le courage et l’engagement des femmes qui œuvrent pour la paix.

Liberata Mulamula, Envoyé spéciale de l’UA pour les Femmes, la Paix et la SécuritéTanzanie

Pour l’ancienne Ministre des Affaires étrangères de Tanzanie, le temps des « femmes victimes » est révolu. Sa vision pour l’Union africaine est de faire passer les femmes de la présence symbolique à la participation substantielle. Son objectif vise à ce que les femmes ne soient plus cantonnées au rôle de « conseillères sociales », mais qu’elles siègent au cœur des cellules de crise, là où se décident les cessez-le-feu et les budgets de reconstruction.

Chaque pays doit réserver un certain nombre de sièges aux femmes au parlement et au sein du gouvernement ; cette obligation découle des déclarations de l’Union africaine et de la déclaration de Beijing. Ainsi, chaque pays s’efforce d’atteindre ce pourcentage, qui constitue le minimum requis.

Liberata Mulamula, Envoyé spéciale de l’UA pour les Femmes, la Paix et la SécuritéTanzanie

En janvier 2026, elle lance un projet phare, L’Agenda « Climat, Femmes et Sécurité ». Elle a annoncé vouloir lier officiellement la sécurité environnementale au droit des femmes. Son argument : puisque les femmes sont les premières victimes du changement climatique (accès à l’eau, terres), elles doivent être les premières à gérer les ressources pour éviter les guerres intercommunautaires.

Compte tenu de l’ampleur des défis mondiaux, notamment le changement climatique radical et ses conséquences de plus en plus graves – dont nous avons tant parlé dans le contexte de la COVID-19 –, nous soulignons également les problèmes de sécurité et l’aggravation des inégalités au sein de nos sociétés.

Liberata Mulamula, Envoyé spéciale de l’UA pour les Femmes, la Paix et la SécuritéTanzanie 

Pour l’Envoyée spéciale Liberata Mulamula, la paix en Afrique n’est plus une affaire de traités signés entre hommes en uniforme, mais une promesse de sécurité tenue pour chaque citoyenne du continent. Son message à l’Union africaine : “on ne construit pas l’avenir de l’Afrique en laissant la moitié de ses forces à la porte de l’Histoire.”

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