En préparation de l’élection présidentielle du 10 avril 2026, la Commission nationale de la communication (CNC) et la Commission électorale nationale indépendante (CENI)ont renforcé leur collaboration pour assurer la transparence et l’équité du scrutin. Lors de la réunion du 12 mars au siège de la CNC, elles ont mis en place un mécanisme de coordination de la couverture médiatique afin de garantir un traitement impartial des candidats et une information fiable pour la population.
À l’approche de l’élection présidentielle prévue le 10 avril 2026, Djibouti se prépare à un scrutin présenté comme un moment clé de sa vie démocratique. Dans un contexte politique sensible, les principes de pluralisme, de liberté d’expression et de confrontation des idées sont mis en avant. Le jeudi 12 mars , la Commission nationale de la communication (CNC) et la Commission électorale nationale indépendante (CENI) ont tenu une réunion stratégique au siège de la CNC afin de renforcer leur coordination et de garantir un processus électoral transparent et apaisé.
La CENI ne gouverne pas l’élection. Elle n’est ni une juridiction ni un acteur politique. Elle exerce une mission plus austère et plus fondamentale veillée à la régularité du processus électoral. Cette mission repose sur quelques principes simples. L’impartialité d’abord, aucune proximité, aucune pression, aucune considération extérieure ne doit altérer le regard que nous portons sur les opérations électorales.
Bahnan Ali Meidal, Président de la Commission électorale nationale indépendante
Opérationnelle depuis janvier 2017, la CNC joue un rôle central dans la consolidation du débat public. Durant la période électorale, elle veille à assurer un accès équitable et équilibré des formations politiques légalement reconnues aux médias nationaux. L’objectif est de permettre aux électeurs de comparer programmes et candidatures dans le respect de la liberté d’expression, de l’ordre public et de la cohésion sociale, tout en garantissant une information pluraliste et accessible.
On dit souvent que le travail électoral est austère. C’est vrai parfois, mais lorsqu’il est bien accompli, il possède une vertu singulière. Personne ne parle de la commission et tout le monde parle de la clarté de l’élection. C’est peut-être l’une des rares fonctions publiques où disparaître élégamment à la fin du processus est la plus belle preuve de réussite.
Bahnan Ali Meidal, Président de la Commission électorale nationale indépendante
L’élection du 10 avril sera le neuvième scrutin présidentiel depuis la Constitution de 1992. Le président de la République est élu au scrutin majoritaire à deux tours, à la majorité absolue des suffrages exprimés. Au pouvoir depuis 1999, le président Ismaïl Omar Guelleh, âgé de 77 ans, brigue un sixième mandat dans ce pays d’environ 1,2 million d’habitants.



