À Dakar, le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, à travers le Bureau national ozone (BNO), a organisé le 13 avril un atelier de formation et de sensibilisation à l’intention des journalistes de l’’Association des journalistes pour la transparence dans les ressources extractives et la préservation de l’environnement (AJTREPE), axé sur la vulgarisation des enjeux liés à la protection de la couche d’ozone. Cette initiative s’inscrit dans le respect des engagements internationaux du Sénégal, notamment le Protocole de Montréal et l’Amendement de Kigali, visant à réduire les substances nocives pour l’ozone et le climat.
Le Sénégal est confronté à une urgence climatique majeure. D’ici 2050, 9,4 % du PIB national pourraient être menacés et plus de 2 millions de personnes basculer dans la pauvreté, selon la Banque mondiale. Face à ces risques croissants, le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, via le Bureau national ozone (BNO), a organisé à Dakar un atelier intensif pour les journalistes de l’Association des journalistes pour la transparence dans les ressources extractives et la protection de l’environnement, afin de renforcer leur capacité à vulgariser les enjeux liés à la protection de la couche d’ozone, aux substances qui l’appauvrissent et à leurs alternatives.
“ Dans le domaine spécifique de la protection de la couche d’ozone, votre rôle est crucial à plusieurs niveaux. D’abord, il s’agit d’informer avec rigueur sur les enjeux liés aux substances appauvrissant la couche d’ozone et leurs alternatives. De sensibiliser les populations aux bonnes pratiques, notamment dans les secteurs du froid et de la climatisation. D’accompagner les changements de comportement vers des choix plus durables et respectueux de l’environnement. Valoriser les efforts du Sénégal et les engagements internationaux afin de renforcer l’adhésion citoyenne.”
Baba Dramé, Directeur de la Réglementation environnementale et du Contrôle – Sénégal
La mobilisation des médias apparaît essentielle pour favoriser une appropriation citoyenne des enjeux, en cohérence avec les engagements internationaux du Sénégal, notamment le Protocole de Montréal et l’Amendement de Kigali, qui visent à réduire l’usage des substances nocives.
“ On va peut-être imposer les thématiques que nous développons, qu’elles soient liées à l’environnement ou au secteur extractif, dans nos rédactions, parce que c’est vrai que les gens se plaignent que, dans les médias, on ne prend pas assez en charge ces questions-là. C’est vrai. Mais avec l’expérience que nous avons, nous avons constaté qu’au-delà peut-être de ce manque d’intérêt, il y a souvent un manque de profils suffisamment qualifiés.”
Youssouf Bodian, Président de l’AJTREPE – Sénégal
Loin d’être une menace abstraite, les effets du réchauffement climatique se font déjà sentir : au Sénégal, les pertes économiques pourraient atteindre entre 3 % et 4 % du PIB dès 2030. En renforçant les capacités d’information de ses journalistes, le pays érige ainsi la sensibilisation environnementale en pilier central de sa stratégie nationale de résilience.



