Tchad : 1 500 soldats déployés à Haïti pour la sécurité

Face à l’aggravation de la crise sécuritaire en Haïti, marquée par l’emprise croissante des gangs sur Port-au-Prince, le Tchad annonce le déploiement de 1 500 soldats au sein d’une force multinationale. Objectif : appuyer la police haïtienne, rétablir l’ordre public et contribuer à la stabilisation du pays, tout en affirmant son positionnement stratégique sur la scène internationale en matière de maintien de la paix.

Dans un contexte de crise sécuritaire persistante en Haïti, le Tchad a officiellement annoncé sa participation militaire aux côtés de la communauté internationale. Le pays prévoit de déployer un contingent de 1 500 hommes, répartis en deux bataillons de 750 soldats chacun. Un premier groupe de 400 membres des forces de défense et de sécurité est sur Haiti depuis  le 20 avril 2026  marquant le lancement des opérations. La force multinationale aura pour mission principale d’appuyer la police haïtienne dans le rétablissement de l’ordre et de la sécurité. Son déploiement est prévu pour une durée initiale de 12 mois, à compter d’avril 2026.

“Les Tchadiens sont connus comme des gens qui partent à la bataille.  Déjà la part là-bas avec cet état d’esprit, très certainement ça va changer quelque chose sur le combat. Tout le monde le sait, on reproche encore aux Tchads d’être un régime qui n’est pas suffisamment ouvert, (0:18) qui n’est pas suffisamment démocratique. C’est des sortes de compensations sur le plan politique, qui va faire que quand vous allez parler de ce pays, vous allez un peu modérer.”

Mamadou Diouf , Analyste politiqueSénégal

Au-delà de l’aspect sécuritaire, cet engagement illustre la volonté du Tchad de renforcer son rôle sur la scène internationale, notamment dans les opérations de maintien de la paix où il figure régulièrement parmi les principaux contributeurs de soldats . Selon l’index Global Firepower 2026, le Tchad se positionne désormais à la 85ème place mondiale des effectifs déployés et demeure la 1ère puissance militaire en Afrique Centrale. 

“Il y avait une présidence collective qui était là, le mandat est terminé. (0:38) Mais quand le mandat est terminé, il était clair que c’est le premier ministre qui continuait, (0:43) et que c’est le premier ministre qui se retrouve avec tous les pouvoirs. Mais ça ne résout pas le problème parce qu’Haiti est un pays où il devait y avoir un président de la République, (0:52) un parlement, un premier ministre.”

Mamadou Diouf , Analyste politiqueSénégal

Cette intervention s’inscrit à Haiti dans un contexte d’une montée alarmante de la violence des gangs, qui contrôlent désormais environ 85% de la capitale, Port-au-Prince. Une emprise qui paralyse les institutions et aggrave la crise humanitaire de la population Haitienne. 

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