Soixante-six ans après son accession à la souveraineté, le Togo a commémoré, ce 27 avril 2026, une étape majeure de son histoire. Entre célébrations officielles, hommages aux citoyens méritants et regard porté sur les défis actuels, cet anniversaire de l’indépendance offre à la fois un moment de fierté nationale et une occasion de réflexion sur le chemin parcouru et les perspectives à venir.
Le Togo a commémoré ce lundi 27 avril 2026 le 66 ème anniversaire de son indépendance, un événement historique marquant la fin de la domination coloniale et l’accession du pays à la souveraineté en 1960. Dans la capitale Lomé comme dans plusieurs villes du pays, les festivités ont été rythmées par des défilés militaires et civils en présence des autorités politiques, administratives et diplomatiques. À Kpalimé, au sud-ouest du pays, une quarantaine de citoyens issus de divers secteurs ont été honorés Chevaliers et Officiers de l’Ordre du Mérite pour leur engagement et leur contribution au développement national.
“Les Togolais ont versé beaucoup de sang depuis les années 90 pour avoir la démocratie, mais c’est toujours le coup d’état permanent dans la mesure où le même régime fait des élections truquées, modifie la constitution, etc«
Togoata Apedo AMAH , Enseignant-chercheur – Togo
Au-delà du caractère festif, cette commémoration constitue également un moment de réflexion sur le parcours du pays. Avec une population estimée à près de 8,13 millions d’habitants, le Togo affiche une croissance économique soutenue, oscillant entre 5 % et 6,3 %, portée notamment par les investissements dans les infrastructures, l’énergie et l’agriculture.
“C’est une grande léthargie au niveau de la population parce que les choses ne bougent pas et le peuple s’appauvrit, un boom économique qui ne vient pas. Les dirigeants n’ont aucune vision politique par rapport à ce que doit être le Togo de demain”.
Togoata Apedo AMAH , Enseignant-chercheur – Togo
Cependant, des défis importants subsistent. L’emploi des jeunes demeure une préoccupation majeure, dans un contexte où les inégalités persistent. En 2025, le chômage des jeunes reste élevé, soit 23,3% au 4ème trimestre. Pour de nombreux Togolais, le 27 avril reste ainsi une date hautement symbolique, mêlant fierté historique et attentes encore insatisfaites face aux enjeux économiques et sociaux du pays.



