Au Nigeria, les autorités prennent la tête d’une instance stratégique de l’Union africaine en matière de paix et de sécurité.Cette présidence intervient dans un contexte régional marqué par une forte dégradation de la situation sécuritaire au Sahel.Abuja devra piloter des discussions cruciales sur les conflits, le terrorisme et les défis transnationaux.Un rôle clé confié au géant ouest-africain pour le mois de mai 2026.
Le Nigéria, assure pour le mois de mai 2026, la présidence mensuelle du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine. Cette annonce intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement dégradé au Sahel, marqué par une recrudescence des violences jihadistes et une instabilité persistante au Mali et au Nigéria, deux pays directement exposés aux menaces armées.
“Face à la douleur engendrée par l’intensification des attaques du régime et du félin, la présidence nigérienne du Conseil de paix et de sécurité a joué un rôle déterminant. Forte de l’expérience du Niger en tant que membre fondateur de l’Union africaine, elle devrait logiquement faire de ce mandat de mai 2026 un véritable levier opérationnel.”
BOUBACAR BA, Journaliste – Sénégal
Durant ses 31 jours de présidence, le Nigéria dirigera les travaux du Conseil de paix et de sécurité autour de plusieurs enjeux majeurs, notamment le changement climatique dans le bassin du lac Tchad, la lutte contre la criminalité transnationale organisée et l’adoption d’un plan stratégique quinquennal contre le terrorisme. Les discussions porteront également sur l’opérationnalisation de la Force africaine en attente et la sécurité maritime dans le golfe de Guinée.
“Au-delà des discours, l’architecture de paix de l’Union africaine est, selon moi, confrontée à deux obstacles majeurs. Premièrement, le déficit de financement la rend dépendante de partenaires extérieurs. Deuxièmement, il y a un manque de volonté politique réelle de la part des États membres à renoncer à une partie de leur souveraineté militaire. Le défi, notamment pour la présidence du Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) à Abuja, est donc immense : il s’agit de transformer cet outil théorique en une réalité opérationnelle, capable d’apporter une réponse concrète et urgente à la crise sahélienne.”
BOUBACAR BA, Journaliste – Sénégal
Membre du Conseil de paix et de sécurité depuis 2004 et ancien président en 2022, le Nigéria reprend la tête de l’instance dans un contexte complexe. Malgré ce rôle, Abuja doit gérer ses défis sécuritaires internes et les limites structurelles de l’Union africaine, notamment les lenteurs budgétaires et l’inachèvement de la Force africaine en attente, toujours non opérationnelle après vingt ans.



