Afrique : le continent reçoit 1% des financements mondiaux

développement devient essentielle à la transformation économique de l’Afrique, car la fragmentation des systèmes continue d’en limiter l’impact. Malgré un nombre croissant d’acteurs, le continent ne détient qu’environ 1 % des actifs des institutions financières de développement mondiales, selon la Banque africaine de développement, ce qui souligne la nécessité d’une meilleure coordination pour accroître les investissements et créer des emplois. Si les capitaux existent, leur affectation inégale aux secteurs prioritaires est entravée. En Afrique du Sud, cependant, un modèle de plateforme nationale coordonnée démontre les résultats que peut apporter cette harmonisation : le Programme de producteurs indépendants d’énergie renouvelable a mobilisé environ 18 milliards de dollars pour les énergies propres, illustrant ainsi le potentiel du financement intégré pour favoriser un développement à grande échelle.

« Nous ne manquons ni de capitaux, ni d’idées. Ce dont nous avons besoin, c’est d’une vision commune. Nous devons nous rassembler autour d’un objectif commun. L’approche adoptée par l’Afrique du Sud repose avant tout sur une appropriation nationale au plus haut niveau. Le président a ainsi pris l’initiative de créer une unité de gestion de projet au sein de la présidence sud-africaine, servant de plateforme de coordination pour définir comment nous, acteurs de ce secteur, allons harmoniser nos actions. Et cela va au-delà du simple financement, car la transition juste a un impact sur les communautés. »

Boitumelo Mosako, Directrice général, Banque de développement de l’Afrique australeAfrique du Sud

Au-delà de l’énergie, ce modèle est étendu au développement des infrastructures à plus grande échelle. L’Afrique du Sud fait progresser des projets de transport d’électricité couvrant 5 000 kilomètres de lignes électriques, parallèlement à de nouveaux mécanismes de financement destinés à attirer les investisseurs institutionnels. Dans le même temps, une plateforme d’investissement ferroviaire devrait mobiliser jusqu’à 20 milliards de dollars, témoignant d’une confiance croissante dans les cadres de financement coordonnés. Ces initiatives s’appuient sur des partenariats entre institutions nationales et acteurs internationaux, notamment une collaboration avec des organisations multilatérales pour établir des mécanismes de garantie de crédit et réduire les risques d’investissement.

Nous avons constaté l’efficacité des plateformes nationales dans le contexte sud-africain. Nous savons où se situent les opportunités. Mon frère a récemment mis sur pied le NAFAD. Je suis enthousiaste quant aux perspectives de développement des infrastructures sur notre continent, de la transition des plateformes nationales aux plateformes régionales pour favoriser l’intégration régionale et tirer parti des ressources minières africaines afin de combler le déficit d’accès à l’énergie, voire d’évoluer vers une plateforme continentale, ce que représente alors le NAFAD.

Boitumelo Mosako, Directrice général, Banque de développement de l’Afrique australeAfrique du Sud

Alors que l’Afrique s’efforce de combler un déficit d’infrastructures de plus de 100 milliards de dollars par an et de créer des emplois, l’accent est mis sur les écosystèmes financiers intégrés. Une interopérabilité renforcée, soutenue par des plateformes nationales et régionales coordonnées, devient essentielle pour mobiliser des capitaux, accélérer les projets et stimuler une croissance durable.

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