Guinée équatoriale : 7 300 km de données sismiques à traiter

Confrontée à l’épuisement progressif de ses gisements matures, la Guinée équatoriale mise sur la technologie et la valorisation de ses données géologiques pour redynamiser son industrie pétrolière. À travers un nouvel accord signé avec la société norvégienne TGS, le pays prépare le terrain pour l’EG Round 2026, une campagne stratégique destinée à attirer de nouveaux investissements et à révéler le potentiel encore inexploité de ses bassins offshore. 

La Guinée équatoriale accélère la relance de son secteur pétrolier pour contrer le déclin naturel de sa production. Le 4 juin 2026, l’État a signé avec la société norvégienne TGS un avenant portant sur la cartographie sismique et le retraitement de 7 300 kilomètres de données, étape clé pour sécuriser les investissements de la grande campagne EG Round 2026. L’avenant avec TGS englobe l’acquisition, le traitement et la promotion des données géologiques et géophysiques dans les bassins offshore du pays. D’ailleurs, l’opération EG Round 2026 porte sur la mise aux enchères de 24 blocs pétroliers et gaziers dont 2 blocs onshore et 22 blocs offshore. 

En procédant à ce méga-survey, déjà, ce pays permet aux investisseurs qui arrivent de disposer de données nouvelles, de données obtenues avec des moyens beaucoup plus sûrs comme l’intelligence artificielle et en clair, des moyens beaucoup plus rassurants pour qu’ils puissent venir. Et quand ce travail est fait déjà en amont, quand ils arrivent, (0:44) ça réduit leur coût en termes d’exploration pétrolière.

Serge Parfait Dioman, Expert International en industries pétrolières, gazières et énergies 

Paraphé en présence du vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue, l’accord s’inscrit dans le cadre du projet MegaSurvey, destiné à intégrer, harmoniser et réinterpréter plus de 7 300 kilomètres de données sismiques du pays. Il prévoit notamment l’acquisition, le traitement et le retraitement de données géophysiques de pointe à travers l’ensemble des 3 grands bassins offshore équato-guinéens, afin de réduire de 50 % les délais d’analyse pour les futurs investisseurs.

Un gisement pétrolier n’a pas de durée de vie éternelle. Lorsqu’il est découvert, il a une première phase où est-ce qu’on prend le temps de monter en puissance. Ça, c’est la première phase. Ensuite, une deuxième phase où est-ce qu’on atteint un plateau, c’est-à-dire qu’on a une production pétrolière à vitesse constante durant une longue période qui peut aller de 10 à 20 ans. Et ensuite, à partir de cette période du plateau, le gisement atteint une phase où il est qualifié de gisement mature, c’est-à-dire qu’il n’a plus forcément de force en termes de pression pour pouvoir faire sortir naturellement les hydrocarbures des dépuis.

Serge Parfait Dioman, Expert International en industries pétrolières, gazières et énergies 

Avec cet accord, les autorités espèrent ainsi identifier de nouvelles zones à fort potentiel en hydrocarbures et renforcer l’attractivité du pays auprès des investisseurs internationaux. La Guinée équatoriale dispose de réserves prouvées de 1,1 milliard de barils de pétrole, mais sa production est en net déclin, passant d’un pic de 241 000 barils par jour en 2010 à seulement 42 000 à 54 000 barils par jour aujourd’hui. 

Agenda

Bouton retour en haut de la page
logo Africa24tv

CONTACTEZ NOUS

xxxxxxx@yyy.com