En Gambie, les réunions du comité régional de la CEDEAO pour la facilitation des échanges se sont officiellement ouvertes ce mercredi 17 juin 2026 à Banjul, avec pour objectif de lever les barrières économiques et de renforcer l’intégration régionale. Ces sessions techniques visent à coordonner le secteur privé, faciliter les transactions et transformer l’agriculture, un secteur clé qui génère 35 % du PIB régional. L’enjeu majeur est d’optimiser l’accès à un marché communautaire de plus de 400 millions de consommateurs pour les acteurs de l’Afrique de l’Ouest. Les discussions permettront également de valider les orientations de la politique agricole régionale pour la période 2026-2035.
En direct de Banjul, où se sont ouvertes officiellement, ce mercredi 17 juin 2026, les rencontres techniques et de validation régionales de la CEDEAO visant à lever les barrières économiques. Durant ces sessions de validation, qui se poursuivent jusqu’au 19 juin, les experts se concentrent sur la coordination du secteur privé et la transformation agricole, piliers d’un marché de 400 millions de consommateurs. L’enjeu est de taille pour ce secteur qui génère 35 % du PIB régional et emploie 60 % de la population active de la communauté. Les travaux visent à faciliter l’accès aux marchés intracommunautaires en harmonisant la concurrence et en protégeant les consommateurs.
“L’agriculture reste l’épine dorsale de notre économie et le moyen de subsistance de nos concitoyens. Pour la Gambie, ce secteur contribue de façon importante à l’emploi, à la sécurité alimentaire et aux moyens de subsistance aux ruraux. Nous reconnaissons que notre progrès dépend du niveau d’efficacité de notre intégration, dans le marché régional par le biais de politiques harmonisées, des infrastructures partagées et des cadres d’investissement coordonnés.
Lamin Camara, Secrétaire général du ministère du Commerce – Gambie
“Cette rencontre intervient à un moment crucial de l’histoire de notre région, à travers l’Afrique de l’ouest. Les entreprises naviguent à travers des transformations profondes à travers la numérisation, les changements climatiques, les pressions démographiques, l’évolution des chaînes de valeurs mondiale et la mise en oeuvre de la zone de libre échange continentale. Ces évolutions exigent des institutions plus fortes, des partenariats plus profonds et une vision renouvelée du leadership du secteur privé.”
Stephane Abbas Miezan, Représentant, Fédération des Chambres de commerce d’Afrique de l’Ouest – Ghana
“Nous avons une série de réunions à Banjul qui concerne l’agriculture. Comment aider nos pays à avoir une bonne politique agricole en cohérence avec la politique régionale. Comment travailler pour que nous puissions faire face à toutes les barrières non tarifaires au niveau du commerce sur la mise en place d’une plateforme régionale qui réunit les chambres de commerce de l’Afrique de l’Ouest. Voici en gros ce qui nous réunit à Banjul. Mais un des points culminants de la rencontre de Banjul, c’est bien évidemment la question de la libre circulation des biens et des personnes. C’est un sujet sur lequel il y a une forte demande de nos concitoyens d’Afrique de l’Ouest qui demandent que la CEDEAO fasse un effort sur ce point.
Kalilou Sylla, Commissaire de la Cedeao aux Affaires économiques et à l’Agriculture – Côte d’Ivoire
Cette réunion est décisive pour valider les orientations de la politique agricole régionale pour la période 2026-2035. Jusqu’au 19 juin, les délégations techniques s’activent pour transformer ces protocoles en leviers de croissance concrets pour l’Afrique de l’Ouest.



