Sénégal : 90 milliards de FCFA pour développer les agropoles

Le Sénégal accélère la transformation économique de la Casamance, au sud du pays grâce à un investissement de 90 milliards de FCFA pour développer les agropoles et relancer la filière anacarde. Le projet prévoit la création de zones industrielles agroalimentaires et plus d’emplois directs et indirects, dans une région jugée stratégique pour l’agriculture nationale.

90 milliards de FCFA : c’est l’enveloppe mobilisée par le Sénégal pour accélérer la transformation économique de la Casamance à travers les agropoles et la filière anacarde. Sur ce montant, 51 milliards de FCFA sont destinés aux pôles d’Oussouye, Ziguinchor et Bignona, et 39 milliards aux infrastructures de Kolda et Sédhiou. Le programme prévoit la création de 9 zones industrielles agroalimentaires et plus de 50 000 emplois, avec pour objectif de renforcer l’industrialisation et la dynamique agricole dans la région. 

Un agropole n’est rien d’autre qu’une zone industrielle agroalimentaire. Je voulais donc rappeler tout l’état d’esprit du gouvernement pour ce qui concerne la Casamance : le gouvernement compte investir massivement. Mais on ne s’est pas arrêté à cela. Nous avons également d’autres projets avec le gouvernement au niveau du port, comme vous l’avez vu avec le port de Ziguinchor.

Serigne Guèye Diop, Ministre de l’Industrie et du Commerce

Le secteur de l’anacarde est au cœur de la stratégie d’industrialisation du Sénégal, avec 92 milliards de FCFA générés par les exportations, mais seulement 3 % transformés localement. L’objectif du gouvernement, après concertation avec les acteurs, est d’atteindre 30 % de transformation locale d’ici cinq ans.

C’est juste pour vous dire que le plan Diomaye pour la Casamance est en pleine marche et ce projet des agropoles fait aussi partie de ce plan. Concernant le premier thème, nous avons rassuré toutes les PME mais aussi les GE en leur disant que l’agropole a déjà des hangars dédiés exclusivement aux PME.

Serigne Guèye Diop, Ministre de l’Industrie et du Commerce

Pour concrétiser ces ambitions, l’État met en place un dispositif combinant fiscalité et accompagnement : une taxe de 40 FCFA/kg exporté, complétée par 20 FCFA pour la formation et les projets structurants. Les PME et GIE seront prioritaires dans les hangars des agropoles, tandis que les investisseurs sont encouragés à installer des unités de transformation. L’ensemble s’appuie sur les infrastructures existantes port, routes et aéroport pour faire de la Casamance un hub agro-industriel. 

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