La Guinée équatoriale renforce son partenariat avec Afreximbank afin de financer son programme de développement Horizon 2035. Les discussions portent sur des investissements dans les hydrocarbures, le gaz, l’énergie, les infrastructures, le tourisme et l’industrie, avec l’ambition de diversifier l’économie et de soutenir une croissance durable.
La Guinée équatoriale intensifie sa recherche de financements pour accélérer la mise en œuvre de son Programme de développement Horizon 2035. À Malabo, un entretien tenu le 6 juillet 2026 entre le vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue et une délégation du conseil d’administration d’Afreximbank, conduite par son président George Elombi, a permis de jeter les bases d’un partenariat destiné à soutenir la transformation économique du pays. Les discussions ont porté sur le financement de projets structurants dans les hydrocarbures, le gaz naturel, l’énergie, les infrastructures, le tourisme et l’industrie, avec pour objectif de réduire la dépendance de l’économie aux seules recettes pétrolières tout en renforçant les capacités productives nationales.
«La Guinée équatoriale est déterminée à sceller un accord pour le financement de plusieurs projets d’intérêt national et accélérer la mise en oeuvre de son programme de Développement Horizon 2035 »
Teodoro Nguema Obiang Mangue, Vice-président de la République – Guinée équatoriale
S’inscrivant dans la stratégie Horizon 2035 pour diversifier l’économie, cette coopération renforce l’action d’Afreximbank en Guinée équatoriale. La banque y appuie des infrastructures énergétiques majeures, comme le projet gazier EG-27 LNG de 4,5 milliards USD visant à stimuler les exportations de Gaz naturel liquéfié (GNL). À travers le Fonds pour le développement des exportations en Afrique (FEDA), elle entend mobiliser des capitaux pour financer des projets industriels à forte valeur ajoutée.
Il est particulièrement captivant de voir la Guinée équatoriale qui mise sur la diversification de son économie après une hyper dépendance aux hydrocarbures constatée au début des années 2000, fin des années 1990 et années 2010. L’accélération de la survenue de la Vision 2035 Guinée équatoriale a pour but de la classer définitivement dans la catégorie des NPI, Nouveaux Pays Industrialisés, et la positionner ainsi parmi les voix qui comptent dans l’économie africaine.
Barthelemy Elouna, Internationaliste, Spécialiste des questions d’économie et de gestion – Cameroun
Au-delà des financements, l’enjeu est de préparer l’après-pétrole dans un contexte de baisse progressive de la production d’hydrocarbures. Atteignant plus de 350 000 barils par jour dans les années 2004 – 2005, la production pétrolière quotidienne de la Guinée équatoriale a chuté en 2025 autour de 46 000 barils par jour, illustrant un déclin de l’activité. A travers la diversification, les autorités veulent corriger les déséquilibres structurels de l’économie, les hydrocarbures représentant 70% du PIB et près de 90% des exportations.