Afrique : 98 millions d’enfants africains non scolarisés

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a appelé à un investissement accru dans des systèmes éducatifs inclusifs, résilients et adaptés à l’avenir à travers l’Afrique, exhortant les gouvernements à placer l’éducation au cœur du développement durable. S’exprimant lors du Sommet de l’UNESCO sur la transformation de l’éducation +4 (TES+4), il a souligné que l’innovation, les compétences numériques et une coopération internationale renforcée seront essentielles pour préparer les jeunes Africains aux emplois de demain. Selon l’UNESCO, près de 98 millions d’enfants et d’adolescents en Afrique subsaharienne ne sont toujours pas scolarisés, soit le chiffre le plus élevé au monde.

Près de 98 millions d’enfants et d’adolescents en Afrique subsaharienne ne sont toujours pas scolarisés, soit le chiffre le plus élevé au monde, selon l’UNESCO. S’adressant aux dirigeants mondiaux lors du Sommet de l’UNESCO sur la transformation de l’éducation +4 (TES+4), qui s’est tenu le 10 juillet 2026 à Paris, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a appelé à un investissement accru dans des systèmes éducatifs inclusifs, résilients et adaptés à l’avenir. Il a souligné que le renforcement des compétences numériques, la promotion de l’innovation et le maintien de l’engagement politique sont essentiels pour préparer la jeunesse africaine à un monde en mutation rapide. Alors que le continent devrait accueillir près de 42 % de la population mondiale des jeunes d’ici 2030, M. Ramaphosa a insisté sur le fait qu’une éducation de qualité sera cruciale pour faire progresser le développement durable, stimuler la croissance économique et promouvoir l’inclusion sociale.

« L’éducation construit, libère le potentiel humain et combat l’ignorance. Chaque salle de classe et chaque leçon donnent aux individus les moyens d’agir, transformant non seulement leur propre vie, mais aussi celle de leur communauté. L’éducation peut transformer des sociétés et, à terme, des pays entiers, comme nous l’avons constaté. On observe ce potentiel transformateur partout dans le monde. 

Cyril Ramaphosa, Président de la République (fonction mal écrite, corriger)Afrique du Sud

Les discussions ont également mis en lumière la nécessité de combler les déficits de financement persistants dans le secteur de l’éducation. Selon le Rapport mondial de suivi sur l’éducation de l’UNESCO, les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire de la tranche inférieure font face à un déficit annuel de financement de l’éducation d’environ 97 milliards de dollars américains pour atteindre l’Objectif de développement durable n° 4 relatif à une éducation de qualité. Les participants ont souligné que des partenariats plus étroits entre les gouvernements, les institutions de développement et le secteur privé seront essentiels pour garantir des opportunités d’apprentissage inclusives. 

« Il est temps d’investir davantage dans l’éducation des enfants et la formation tout au long de la vie. Or, force est de constater que la communauté internationale se replie sur elle-même. Le financement public de l’éducation est soumis à une pression croissante. Sur plus de 100 pays disposant de données comparables, plus de la moitié (60) consacrent actuellement une part de leur revenu national à l’éducation inférieure à celle d’il y a dix ans. 

Amina Mohammed, Secrétaire générale adjointe des Nations UniesNigeria

Alors que la jeunesse de la population africaine devrait être le moteur de la croissance future du continent, les dirigeants affirment que la transformation de l’éducation par le biais d’investissements soutenus, de l’innovation numérique et d’une coopération internationale renforcée sera essentielle pour former une main-d’œuvre qualifiée, accélérer le développement durable et améliorer la compétitivité économique à long terme.


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