Le président de la République, Denis Sassou Nguesso, a inauguré ce 12 août 2026 le Centre d’insertion et de réinsertion sociale des jeunes d’Aubeville, dans le département de la Bouenza. Implanté sur un site de 13 hectares, le complexe se veut un outil de lutte contre la délinquance juvénile, le décrochage scolaire, les addictions et le chômage des jeunes. La durée moyenne du parcours au centre est estimée à 13 mois, le temps pour les pensionnaires de saisir l’opportunité d’une seconde chance.
À Aubeville, dans le département de la Bouenza, à un peu plus de 250 km de Brazzaville, ils sont venus avec des parcours différents, mais une même volonté : tourner la page et reconstruire leur avenir. Certains ont connu la prison, d’autres ont été entraînés dans des situations de délinquance par leur entourage. Désormais pensionnaires du Centre d’insertion et de réinsertion sociale des jeunes, ils veulent apprendre un métier et retrouver leur place dans la société.
Freestyleur depuis 2022, Gastou Tal dit avoir été entraîné malgré lui dans une affaire qui lui a valu plusieurs semaines de détention. Une soirée entre amis, du bruit dans une maison, l’intervention des forces de l’ordre et, au bout du parcours, la prison.
À Aubeville, cette seconde chance s’appuie sur une infrastructure de 13 hectares. Le centre compte notamment 4 dortoirs de 100 places chacun, soit 400 places, un amphithéâtre de 250 places, des salles de formation, 2 réfectoires d’une capacité globale de 500 places, ainsi qu’un centre de santé intégré. Il abrite également un centre de désintoxication de 32 lits, destiné à la prise en charge des addictions. Un dispositif complet, conçu pour assurer aux pensionnaires un encadrement à la fois éducatif, professionnel, sanitaire et psychologique.
L’encadrement des jeunes au centre d’insertion et de réinsertion sociale d’Aubeville repose sur une approche multidisciplinaire associant l’instruction civique, la formation qualifiante, le suivi psychologique, les activités sportives et culturelles, le tout dans une discipline inspirée des principes d’encadrement rigoureux.
Séraphin Hilaire Okoko, Directeur du Centre d’insertion et de réinsertion des jeunes
Les pensionnaires peuvent se former dans quatre filières : la menuiserie, la boulangerie-pâtisserie, la soudure et l’agro-pastoral. Ces formations qualifiantes, qui durent six à huit mois selon les filières, doivent leur permettre d’acquérir des compétences directement utiles pour leur future insertion professionnelle. Au terme d’un parcours de 13 mois en moyenne, les pensionnaires doivent pouvoir quitter Aubeville avec plus qu’une formation : un projet et les moyens de devenir autonomes. Le dispositif prévoit leur accompagnement vers des structures d’emploi ou de production, mais aussi vers la création de coopératives et de micro-entreprises.



