Le Ghana veut réduire sa dépendance au poulet importé. Le pays vient de poser les bases d’un investissement de 270 millions de dollars destiné à développer une filière avicole locale et à créer des emplois, notamment en milieu rural. Un pari économique qui doit aussi permettre au Ghana de réduire ses sorties de devises.
À Accra au Ghana, un accord-cadre préliminaire de 270 millions de dollars a été conclu jeudi 27 août 2026 pour développer une filière avicole intégrée au Ghana. L’initiative réunit notamment Agrium Capital Limited, Petra Pension Trust, Axis Pension Trust et le Secrétariat de l’Économie 24 heures sur 24 et du Développement accéléré des exportations, programme national visant à stimuler la production et les exportations. Le projet couvrira l’ensemble de la chaîne de valeur, de la production d’aliments à l’élevage, la transformation, la chaîne du froid et la distribution, afin d’accroître la production locale et de réduire la dépendance aux importations.
“Dans le cadre du mandat du 25ᵉ Secrétariat, nous avons élaboré un programme national pour le secteur avicole, qui adopte une approche à plusieurs volets afin de combler ce déficit. L’un de ces volets repose sur les entreprises nationales et couvre l’ensemble de la chaîne de valeur, avec des acteurs ghanéens de la production, de la transformation et de la distribution, disposant déjà de circuits de distribution éprouvés et opérant actuellement dans le secteur.”
Goosie TANOH, Conseiller présidentiel et chef de l’Économie 24 heures sur 24 – Ghana
L’enjeu économique est considérable. En 2024, le Ghana a consacré environ 400 millions de dollars à l’importation de volailles et de produits avicoles. Pour 2026, le gouvernement vise un taux d’autosuffisance de 25 %, contre 12 % en 2025, avec l’objectif d’atteindre progressivement 104 % en 2029. Le projet de 270 millions de dollars doit donc contribuer à augmenter la production nationale, mais aussi à développer les activités des petits producteurs et les emplois dans les zones rurales.
“Nous sommes très fiers de prendre l’initiative pour libérer le potentiel du secteur agricole au Ghana et contribuer au développement de ce système d’avenir. C’est véritablement très important pour nous. Nous sommes des investisseurs privés et nous ne sommes pas là pour gaspiller notre capital au Ghana, comme je l’ai expliqué aux différentes équipes. Ce projet sera couronné de succès, nous en serons très fiers, et je suis certain qu’il ne s’agira pas du premier projet d’Agrium Capital au Ghana.”
Rod BASSETT, Directeur général d’Agrium Capital Limited – Australie
Avec cet investissement, le Ghana entend transformer sa dépendance aux importations en opportunité économique. Produire davantage localement, réduire les sorties de devises et créer des emplois : c’est le triple objectif de ce projet avicole. Reste désormais à concrétiser cet accord préliminaire, pour faire de ces ambitions une réalité et réduire durablement la dépendance du pays au poulet importé.



