Face à un déficit de plus de quatre millions de logements, le gouvernement congolais veut renforcer le financement du secteur. La Première ministre Judith Suminwa a annoncé la création envisagée d’une Banque publique de l’habitat, destinée à faciliter l’accès au logement, soutenir les programmes sociaux et stimuler les investissements dans le secteur de la construction.
Dans un contexte où La République démocratique du Congo fait face à un déficit massif et structurel de 4 millions de logements dont la moitié concerne uniquement la capitale Kinshasa nécessitant la construction de 250 000 nouvelles unités par an et un investissement global estimé par la Société financière internationale (IFC) à 132 milliards de dollars, le Gouvernement congolais envisage la création d’une Banque publique de l’habitat afin de renforcer le financement du secteur, sécuriser les programmes de logements sociaux et soutenir une croissance durable. L’annonce a été faite par la Première ministre Judith Suminwa lors du Conseil des ministres tenu le vendredi 28 août à Kinshasa.
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Patrick Muyaya Katembwe, Porte-parole du gouvernement – RD CONGO
Pour réaliser ce projet d’envergure, le gouvernement congolais s’appuie sur une stratégie de restructuration institutionnelle et sur la mobilisation active de capitaux, s’inspirant de modèles africains réussis. D’ailleurs, lors du Conseil des ministres du 28 août 2026, la Première ministre a officiellement ordonné aux ministres de l’Urbanisme et des Finances de mener conjointement les études techniques et juridiques pour finaliser la mutation du FONHAB. Le partenariat avec les institutions internationales : Le gouvernement travaille déjà en amont avec la Société financière internationale (IFC), la filiale de la Banque mondiale, qui a réalisé les études préliminaires évaluant les besoins du marché à 132 milliards de dollars.
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Patrick Muyaya Katembwe, Porte-parole du gouvernement – RD CONGO
La création de cette Banque publique de l’habitat devrait améliorer le quotidien des congolais à travers quatre bénéfices majeurs : l’accès à la propriété pour les classes moyennes et modestes, en réponse à un déficit de plus de 4 millions de logements et un taux de crédit hypothécaire actuel de seulement 2,8 % ; la garantie de logements décents et sécurisés face à une urbanisation galopante qui devrait atteindre 60 % d’ici 2050 ; et la création massive d’emplois locaux grâce à la mobilisation de dizaines de milliards de dollars de besoins de financement pour dynamiser le secteur du BTP.



