Kenya : le gouvernement veut porter la contribution minière de 1 % à 10 % du PIB d’ici 2030

Le Kenya veut mettre fin à l’exportation de minerais bruts et développer leur transformation locale, une initiative portée par le gouvernement dans le cadre de sa stratégie de valorisation des ressources minières et de développement industriel. Le pays souhaite ainsi créer davantage d’emplois, attirer les investissements et accroître la contribution du secteur minier à environ 10 % et augmenter la valeur des minerais transformés avant leur exportation.  

Au Kenya, le président William Ruto veut mettre fin à l’exportation des minerais à l’état brut et privilégier leur transformation locale. La politique concerne notamment l’or, le lithium, le graphite, le cuivre, le chromite, les terres rares et le soda ash. L’objectif est de créer des emplois, d’augmenter les recettes et de faire passer la contribution du secteur minier d’environ 1 % à 10 % du PIB d’ici 2030.

À l’avenir, notre politique en tant que gouvernement du Kenya, qu’il s’agisse du carbonate de sodium de Magadi, du pétrole ou de l’ensemble de nos ressources minières, est claire : nous avons pris la décision politique de ne plus exporter de matières premières. Nous allons transformer au Kenya tous les minerais disponibles sur le territoire de la République du Kenya. 

William Ruto,  Président de la République Kenya 

Pour attirer les investisseurs, le Kénya mise sur les partenariats public-privé, les coentreprises, des procédures accélérées et des avantages fiscaux dans les zones économiques spéciales. Le gouvernement veut aussi développer des infrastructures industrielles et énergétiques. Parmi les projets envisagés figure une raffinerie de 700 000 barils par jour à Lamu avec le groupe Dangote, pour un investissement estimé entre 15 et 16 milliards de dollars américains.

Il serait imprudent pour tout gouvernement d’exporter des matières premières, de créer des emplois et de la valeur ajoutée dans d’autres pays alors que nous avons une importante population de jeunes qui ont besoin d’emplois et dont la contribution à la valorisation de nos produits peut faire une très grande différence pour la République du Kenya.

William Ruto, Président de la RépubliqueKenya 

À terme, le Kenya espère conserver une plus grande part de la richesse générée par ses ressources naturelles. La transformation locale devrait favoriser l’implantation d’usines, la création d’emplois et de nouvelles chaînes de valeur, tout en augmentant les revenus de l’État et des communautés. Le défi sera toutefois de mobiliser les investissements nécessaires pour transformer cette ambition en croissance durable et en amélioration concrète des conditions de vie des Kényans.

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