Au Burkina Faso, le gouvernement accélère sa stratégie de souveraineté nationale. Le vendredi 11 septembre 2026, le Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré, à inaugurer un complexe d’amphithéâtres ultra-modernes à l’Université Nazi-Boni de Bobo Dioulasso. Face à une jeunesse estudiantine mobilisée, le leader de la transition a délivré un discours aux accents révolutionnaires, liant directement la modernisation des universités à l’indépendance industrielle du pays, deux jours seulement après le lancement d’un grand complexe textile national.
Dans un contexte national de résilience, l’éducation supérieure s’offre une bouffée d’oxygène. Le Capitaine Ibrahim Traoré a inauguré le 11 septembre 2026 à Bobo Dioulasso un complexe académique d’une capacité d’accueil globale de 3 257 places. Le joyau du site : un amphithéâtre ultra-moderne de 1 200 places assises, le plus grand jamais construit à l’Université Nazi Boni depuis sa création. À cela s’ajoutent 4 mini-amphithéâtres de 210 places chacun, ainsi que 6 laboratoires de pointe dédiés aux travaux pratiques scientifiques.
Pour moi, ce n’est pas une inauguration ni une coupure de ruban, c’est plutôt un message envoyé à tout un chacun de vous, étudiants, personnels d’encadrement, enseignants et à toute la jeunesse burkinabè et africaine. Et je m’en vais peut-être vous entretenir sur un certain nombre de points, qu’on cessera de rappeler, mais c’est de notre devoir en tant que dirigeants de vous faire voir la vision révolutionnaire que nous avons, que vous comprenez notre vision et croire en vous pour un lendemain meilleur.
Ibrahim TRAORE, Président de transition
Ce chantier, mené en 15 mois, s’inscrit dans le cadre de l’Initiative Présidentielle pour une Éducation de Qualité pour tous (IPEQ). Sa particularité ? Un financement intégral sur fonds propres de l’État burkinabè. De plus, sa conception et son mobilier ont été entièrement confiés à des artisans et entreprises locales. Un projet qui a généré de l’emploi pour plus de 400 ouvriers.
Le complexe par sa taille, par tout ce que le complexe est en mesure de produire, par sa modernité et par sa structuration est unique. Lorsque nous partons du coût du complexe, nous avons dit que nous l’avons financé à 17 milliards. Et d’ailleurs, je félicite toutes les entreprises que je sais qu’on les a forcées un peu et qui n’ont pas pu avoir quelque chose à la sortie. Et le prochain complexe, on verra comment le revaloriser. Mais nous avons été sincères et purs dans ça. Sous d’autres cieux, 17 milliards, c’est peut-être pour payer un loco ou peut-être construire un château d’eau.
Ibrahim TRAORE, Président de transition
Face à un flux de plus de 200 000 étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur chaque année, l’Université Nazi Boni franchit un cap historique pour absorber son flux croissant d’étudiants à travers cette infrastructure de Bobo-Dioulasso qui représente la première étape d’une première série de 12 complexes similaires en construction à travers le pays, sur un total de 40 prévus à terme.



