Au Tchad, le gouvernement renforce sa vigilance face aux conséquences d’une pluviométrie faible et irrégulière. Une mission d’urgence s’est rendue à Abéché pour évaluer les risques sur l’agriculture, l’élevage et la sécurité alimentaire. Le Ouaddaï constitue la première étape d’une tournée qui doit couvrir onze provinces.
Face à une pluviométrie faible et irrégulière, le gouvernement tchadien lance une évaluation des risques d’insécurité alimentaire dans la province du Ouaddaï. Le 10 septembre 2026 Une mission d’urgence a été conduite par le ministre d’État Tahir Hamid Nguilin à Abéché pour mesurer l’impact de la situation sur l’agriculture et l’élevage.
Nous ne sommes pas en crise alimentaire, mais nous sommes dans une situation où la production de cette année ne va pas être aussi élevée que celle de l’année dernière. Le gouvernement et ses partenaires envisagent de faire de l’acquisition de l’aliment bétail pour les mettre à la disposition de nos éleveurs sur le vaste territoire du cadre.
Tahir Hamid Nguilin, Ministre d’État
Dans cette région déjà fortement sollicitée par l’afflux de réfugiés, l’irrégularité des pluies fait craindre une baisse des rendements agricoles et une dégradation des pâturages. Cette inquiétude contraste avec la campagne 2025, qui avait permis d’atteindre environ 3 millions de tonnes de céréales, soit une hausse de 9% par rapport à la moyenne des cinq années précédentes. Pour 2026, les perspectives apparaissent moins favorables, dans un contexte alimentaire déjà préoccupant : près de 3,18 millions de personnes étaient confrontées à une insécurité alimentaire aiguë de niveau crise ou pire durant la période de soudure, de juin à août.
Sur le plan de l’alimentation, le gouvernement, dans le cadre de l’ONASA, sur le budget état, à des acquisitions, à des stocks pour éventuellement, s’il n’y a jamais un risque, nous allons intervenir très rapidement par nos moyens et par les moyens du PAM.
Tahir Hamid Nguilin, Ministre d’État
Une stratégie d’anticipation, alors que le Tchad estime à 4,5 millions le nombre de personnes ayant besoin d’une assistance en 2026, dont 3,4 millions ciblées par la réponse humanitaire. L’exécutif veut donc agir en amont pour limiter les conséquences d’une éventuelle mauvaise campagne agricole. Après le Ouaddaï, la mission devrait se poursuivre dans dix autres provinces afin d’établir un état des lieux national et d’identifier les réponses prioritaires.



