Le Togo, le Burkina Faso et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) ont signé, le 11 septembre 2026, un accord tripartite destiné à encadrer le retour volontaire des réfugiés burkinabè installés au Togo. Le dispositif ne prévoit toutefois pas de retour immédiat : il vise à créer les conditions d’un éventuel rapatriement, qui ne pourra intervenir que lorsque la situation sécuritaire au Burkina Faso le permettra.
Après des années d’exil, le chemin du retour se dessine pour des milliers de Burkinabè réfugiés au Togo. À Lomé, le Togo, le Burkina Faso, le Bénin et le Ghana ont signé avec le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) trois accords tripartites destinés à préparer le retour volontaire des réfugiés burkinabè. Conclus à l’issue de la deuxième réunion ministérielle du Dialogue de Lomé, tenue du 9 au 11 septembre 2026, ces accords interviennent alors que l’insécurité au Sahel continue d’alimenter les déplacements vers les pays du golfe de Guinée. Ils prévoient des retours volontaires, sûrs et respectueux de la dignité des réfugiés, lorsque les conditions seront réunies.
“ Ils ont réaffirmé leur engagement à assurer la mise en place de mécanismes techniques et institutionnels efficaces pour suivre la mise en œuvre et faciliter, lorsque les conditions seront réunies, le retour volontaire, digne et durable des réfugiés burkinabés dans le plein respect des normes et principes internationaux et régionaux en matière de protection.”
Stella Eldine KABORE, Ministre déléguée chargée de la Coopération régionale – Burkina Faso
L’ampleur de la crise des déplacements souligne l’urgence de cette démarche. Selon le HCR, 4,7 millions de personnes étaient déplacées dans l’espace « Sahel Plus » en 2024, soit 12 % de plus qu’un an auparavant. Près de 127 000 Burkinabè avaient alors trouvé refuge au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Ghana et au Togo. À fin 2025, plus de 170 000 réfugiés et demandeurs d’asile, principalement originaires du Burkina Faso, étaient recensés dans ces quatre pays.
“ Il a notamment contribué à renforcer la concertation politique entre les États, à approfondir notre compréhension commune des défis sécuritaires et humanitaires, à améliorer les mécanismes de coordination sous-régionale et à consolider l’environnement de protection des personnes déplacées de force.”
Hodabalo Awaté, Ministre de l’Administration territoriale – Togo
Les accords de Lomé prévoient des mécanismes de concertation et de suivi pour accompagner les opérations de retour et la réintégration des réfugiés. Le processus s’inscrit dans la stratégie sous-régionale de protection et de solutions 2026-2030, fondée sur la protection, l’inclusion dans les pays d’accueil et la recherche de solutions durables, dont le rapatriement volontaire.



