La coopération environnementale africaine franchit une nouvelle étape à Abuja, au Nigeria. Réunis les 22 et 23 septembre 2026 autour de la protection de l’environnement, six pays africains ont acté la création de la Société Africaine de l’Environnement. Une initiative destinée à coordonner les réponses nationales face aux dérèglements climatiques, à la dégradation des terres et aux pressions sur les ressources naturelles.
En vue de faire progresser la protection de l’environnement en Afrique, six pays, notamment le Nigeria, le Bénin, le Cameroun, la République du Congo, l’Égypte, le Ghana et la Sierra Leone, se sont réunis à Abuja au Nigéria les 22 et 23 septembre 2026.L’objectif était de mettre sur pied la Société Africaine de l’Environnement, chargée de renforcer la coopération continentale et favoriser une approche concertée des politiques de protection de l’environnement. Ses statuts fondateurs ont été adoptés et son premier bureau décisionnel élu.
La société environnementale parle au nom de l’Afrique en liberté, d’une voix forte : voici ce dont nous avons besoin. Voici ce que nous aspirons à avoir. C’est là l’aspiration de l’Agenda 2063, telle qu’énoncée en son point quatre.
Ahmed Hamdy, Directeur exécutif de la Commission scientifique, technique et de la recherche de l’Union africaine – Egypte
Cette initiative répond à une urgence écologique et économique. Selon la Banque africaine de développement, les catastrophes climatiques coûtent chaque année 5 % du PIB africain, tandis que la dégradation de 65 % des terres fertiles menace la sécurité alimentaire de 300 millions d’habitants. À cela s’ajoutent 4 millions d’hectares de forêts détruits annuellement et près d’un million de décès prématurés liés à la pollution atmosphérique, selon les mêmes sources.
Une Afrique reconnue et bâtie par son propre peuple. En tant que continent, nous devons de plus en plus passer d’une gestion environnementale réactive à une gouvernance environnementale proactive. Cela implique d’investir dans les systèmes d’alerte précoce, la surveillance environnementale, l’information climatique, la recherche et l’innovation, tout en renforçant notre capacité à anticiper les risques et à bâtir la résilience.
Asmau Djibril, Directrice adjointe du Conseil National sur le Changement Climatique – Nigeria
Pour traduire cette mobilisation en actions concrètes, les participants ont validé la mise en place de comités techniques thématiques chargés de proposer des réponses communes contre la dégradation des sols et le changement climatique. Egalement prévu, un réseau panafricain d’experts indépendants, appelé à développer des solutions scientifiques et technologiques souveraines, adaptées aux réalités et aux priorités du continent.



