Face aux bouleversements internationaux, les pays africains de l’Atlantique veulent renforcer leur coopération et surtout passer à l’action. Depuis New York, les ministres des Affaires étrangères du Processus des États Africains Atlantiques appellent à davantage de coordination, notamment en matière de sécurité, de transports et d’échanges économiques.
À New York, les pays africains de la façade atlantique, réunis au sein de l’Initiative Africaine Atlantique, veulent franchir une nouvelle étape. Réunis pour la huitième fois au niveau ministériel, ils entendent renforcer leur coordination face aux défis économiques, sécuritaires et géopolitiques qui touchent cet espace stratégique.
Nous devons continuer sur cette lancée, surtout que la conjoncture internationale nous oblige encore plus à coordonner nos actions et à préserver cet espace.
NASSER BOURITA, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération Africaine
Lancé en 2022, le Processus des États Africains Atlantiques veut permettre aux pays concernés de définir ensemble leurs priorités et de renforcer leur capacité d’action. Une coopération jugée d’autant plus nécessaire dans un environnement international marqué par de profondes incertitudes.
Ce processus est plus que jamais utile. Quand on voit les bouleversements qu’il y a dans le monde, des bouleversements imprévisibles, il est temps que les pays africains de l’Atlantique se concertent, travaillent ensemble pour prévenir. Nous devons être proactifs.
MORISSANDA KOUYATÉ, Ministre des Affaires étrangères
Cette coordination doit désormais dépasser le seul cadre diplomatique. Sécurité maritime, transports, infrastructures ou encore échanges économiques : les participants veulent favoriser davantage de connexions entre les États de la façade atlantique.
Nous avons un besoin prégnant de transformer les routes historiques en voies d’échange et de prospérité partagée. Mais cela ne se passera que si nous sommes en capacité d’interconnecter nos espaces logistiques, nos équipes judiciaires, nos polices maritimes.
CORINNE AMORI BRUNET, Ministre des Affaires étrangères
À l’issue de cette réunion, les ministres ont appelé à accélérer la mise en œuvre du partenariat africain atlantique.Après le Cap-Vert en 2025 et avant de se retrouver au Gabon, l’objectif est désormais de rendre opérationnel cette alliance, avec des mécanismes de coopération concrets.



